Me Harouna Toureh à propos du jeu de dilatoire des bandits armés de Kidal : «Le Mnla ne peut changer même pas une virgule de cet accord»

Le Président de la CMFPR, porte-parole des mouvements signataires de la Plateforme d’Alger, Me Harouna Toureh, a échangé avec la presse samedi dernier. Cet échange avec les journalistes a tourné autour de l’accord d’Alger du 25 mars et du dilatoire auquel le Mnla et les autres mouvements de la Coordination jouent après le paraphe de document par le Gouvernement et les mouvements de la Plateforme.

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«Le Mnla ne peut pas changer même pas une virgule de cet accord. Parce qu’il ne l’a pas paraphé. Pour qu’il demande sa modification, il faut tout d’abord qu’il le paraphe. C’est seulement le Gouvernement et la Plateforme qui peuvent solliciter sa modification. Il n’y a aucune raison objective pour les mouvements de la Coordination refusent de parapher cet accord.

La Coordination a commis une erreur monumentale en ne paraphant pas l’accord. Il n’est pas question de rouvrir les négociations en l’état actuel. La Plateforme a paraphé ce document pour éviter qu’on ne la considère comme une organisation qui s’oppose à la paix», a déclaré Me Harouna Toureh. Selon l’homme de droit, si les mouvements de la Coordination ne paraphent pas cet accord, il pourra être exécuté sans eux. Car il a vocation à s’appliquer sur toute l’étendue du territoire national.

Pour ce faire, Me Toureh a insisté, il faut que nous soyons unis. A en croire le porte-parole des mouvements républicains, cet accord va renforcer notre démocratie au plan local, par l’élection au suffrage direct des Présidents des assemblées régionales. Selon lui, dans ce schéma, les responsables de l’Exécutif régional ne seront plus liés au ministère de l’Administration territoriale. «Chaque région prendra des hommes et des femmes qui peuvent développer leur région», a-t-il déclaré.

Au cours de cet entretien avec la presse, le porte-parole de la Plateforme a lancé un appel unique aux populations maliennes, la mobilisation des esprits et des énergies de chacun des Maliens, en vue d’assurer la protection du Mali pour qu’il sorte de cette situation exceptionnelle. «C’est vrai que nous avons le soutien de la communauté internationale, mais rien n’est définitif, rien n’est acquis. On n’a pas encore la paix», a-t-il indiqué.

Il a également relevé que les Maliens doivent se donner les moyens d’assurer leur sécurité: «que chacun des Maliens contribue à la formation et à l’équipement de notre armée. L’idée c’est d’amener chaque Malien à apporter sa contribution à l’effort de redressement sécuritaire du Mali. Comme ce fut le cas aux USA, où les citoyens ont été mobilisés pour apporter leur contribution à l’armée. Si on n’a pas une armée organisée et viable, il n’y aura pas de sécurité chez nous».

Selon lui, c’est un défi auquel le Mali doit nécessairement faire face si nous voulons vivre en paix. Car, a-t-il expliqué, «la paix mondiale est menacée par les terroristes qui sont aux frontières, de notre pays, et même à l’intérieur maintenant».

L’avocat a aussi profité de la rencontre pour fustiger le comportement de certains de nos compatriotes qui ont bénéficié de tous les honneurs du pays et qui se trouvent aujourd’hui en alliance avec les ennemis du Mali. «Ils sont des fonctionnaires, ils dorment avec nous à Bamako et ils veulent la séparation de notre pays. Malgré tout, l’Etat continue à payer leurs salaires et à les considérer comme si de rien n’était. Il est inadmissible que l’on laisse nos ennemis se balader parmi nous», a-t-il martelé.

Youssouf Diallo

 

source : 22Septembre

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