Mali : la France envisage de renforcer Serval

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Face à la résurgence des groupes terroristes, dont l’assassinat des deux journalistes de RFI est l’exemple le plus frappant, le gouvernement envisage de renforcer le contingent français, actuellement de 3.000 hommes.

L’assassinat samedi des deux journalistes de RFI a mis en lumière, pour l’opinion publique française, l’activité toujours intense des groupes terroristes dans le Nord-Mali.

Cette résurgence a en fait commencé il y a quelques mois. Après s’être réorganisés au printemps, les jihadistes mis en déroute par l’opération Serval  en janvier-février multiplient désormais les opérations  de harcèlement et de guerre “asymétrique”: attaques contre l’armée malienne, attentats, placement de mines sur les routes comme ce lundi entre Ansongo et Ménaka où au moins quatre personnes sont mortes au passage d’un pick-up… Pour ne rien arranger, la rébellion touareg est loin d’avoir abandonné les hostilités contre le pouvoir de Bamako.

Face à cette nouvelle donne, Paris se retrouve dans une situation compliquée à expliquer. Au début de l’intervention, les autorités juraient que Serval ne durerait que quelques semaines et que les soldats français rentreraient tous très rapidement pour laisser la place à leurs homologues maliens et africains.

 “Sécurisation accrue”

Alors, certes, le contingent français est bien passé de 4.500 hommes au plus fort de Serval à 3.000 aujourd’hui -dont 1.500 sont engagés dans l’opération de ratissage entamée fin octobre. Problème : il est évident que seule la présence française permet de sécuriser, avec plus ou moins de succès, le Nord-Mali. Les derniers développements devraient donc inciter à remonter les effectifs.

C’est d’ailleurs ce qu’a laissé entendre ce lundi Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement. “Il va sans doute falloir renforcer encore (notre) présence pour pouvoir faire reculer le terrorisme. Ce n’est pas en quelques mois qu’une situation aussi inextricable que celle du terrorisme installé au nord du Mali en particulier peut se régler”, explique-t-elle.

Une manière de dire plus explicitement ce que sous-entendait déjà Laurent Fabius il y a peu. “La sécurisation de l’ensemble de la zone et des zones voisines va être accrue”, a lancé le ministre des Affaires étrangères. Or, la France est indispensable pour sécuriser ce vaste secteur…

Source : tf1

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