Les séparatistes veulent laver l’affront avant le 15 mai : Le terroriste Cheick Haoussa à la tête de plusieurs hommes pour reprendre Ménaka

Apparemment, les séparatistes n’entendent pas renoncer à la reconquête de Ménaka d’où ils ont été chassés par les unionistes à la fin du mois dernier. Le chef militaire du HCUA, Cheick Haoussa, bras droit du narcoterroriste Iyad Ag Ghali, à la tête de plusieurs hommes lourdement armés, est prêt à en découdre avec les forces patriotiques. Lesquelles n’entendent pas non plus se laisser faire. Hier déjà, des combats d’une rare violence ont été signalés dans les environs de Ménaka que les séparatistes veulent contrôler avant la signature de l’accord d’Alger prévue ce vendredi à Bamako.

Cheick Ag  Haoussa ancien compagnon iyad ag agali

Va-t-on vers un nouvel embrasement de la situation sécuritaire dans la région de Gao ? Le pire est à craindre en effet. Depuis hier, les séparatistes tentent le tout pour le tout afin de reprendre la localité de Ménaka d’où ils ont été chassés par le GATIA , en fin avril dernier. Ainsi, à bord de plusieurs véhicules lourdement armés et avec un contingent de narcoterroristes, ils ont quitté Kidal en direction de Ménaka. Sur place, c’est le chef militaire du HCUA,  Cheick Haoussa, qui conduirait les combats.

Selon nos sources, l’objectif des séparatistes est de reprendre la ville de Ménaka avant la signature de l’accord de paix définitif prévu ce vendredi 15 mai. D’ores et déjà, des premiers accrochages ont été signalés à Intadouane, à 40 km sur l’axe Ménaka – Kidal. Des affrontements se seraient même poursuivis jusqu’à l’entrée de la ville avant que les forces patriotiques ne réussissent à repousser les assaillants. Il faut noter que les unionistes n’entendent pas renoncer au contrôle de la ville qu’ils défendent vaille que vaille. Ce qu’ils redoutent, c’est que les séparatistes ne bénéficient d’un soutien des soldats de l’Opération Barkhane ou des casques bleus.  Ce que le gouvernement et les forces vives du Mali ne devraeint pas tolérer, car ce serait une agression contre le Mali et une violation de toutes les résolutions du Conseil de sécurité concernant notre pays.

A ce sujet, il convient de rappeler que lors de la reprise de Ménaka, des armes et munitions de marque française ont été découvertes sans que l’on sache à ce jour comment elles ont atterri entre les mains des séparatistes kidalois. On se souvient également que la MINUSMA a exercé toutes sortes de pressions sur les unionistes, leur intimant de quitter Ménaka et les accusant d’avoir violé le cessez-le-feu, alors que ce sont bien les narcoséparatistes qui ont d’abord déclenché les hostilités et que c’est juste par légitime défense que les unionistes ont réussi à prendre le dessus sur eux.

En tous cas, les forces patriotiques disent être capables de vaincre les séparatistes, y compris à Kidal, à condition que les forces internationales ne s’immiscent pas dans les affrontements comme par le passé. Reste à savoir si elles observeront la stricte neutralité. Au total, une situation très explosive qui fait craindre le pire et laisse planer le doute sur le bon déroulement de la cérémonie de signature de l’accord de paix prévue ce vendredi.

Massiré Diop

 

Source: L’Indépendant

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