« Le savoir : une arme d’avenir contre les terroristes et Iyad Ag Ghaly »

La joie et la fierté m’envahissent en pensant aux enfants de Kidal ! Je sens qu’elles étreignent aussi le cœur des mères qui là-bas ont pu, pour la première fois depuis quatre ans, conduire leurs enfants à l’école. Je compatis avec celles qui n’ont encore pu le faire : oui il faut plus d’écoles ! Mais enfin, lundi 17 octobre, s’est tenue la cérémonie d’ouverture des écoles à Kidal pour la rentrée des classes, en présence du Gouverneur représentant l’Etat. Et pour l’occasion, les salles de cours étaient ornées du drapeau Malien.

chef groupe Ansar Eddine Iyad Ag Ghali

Voilà une rentrée scolaire solennelle, porteuse d’espoir pour le Mali de demain ! N’en déplaise à celles et ceux qui depuis la mort de leur gourou Cheikh ag Aoussa continuent à manipuler quelques enfants pour manifester, ou écrire n’importe quoi sur les murs de la ville. Iyad Ag Ghaly et les siens peuvent être inquiets. Selon eux l’enfant musulman de Kidal n’avait pas le droit de devenir médecin ou ingénieur. Mais cela suffit maintenant ! L’instruction de nos enfants aujourd’hui est en marche, elle fera le Mali de demain. Un grand Mali, éduqué, uni dans l’harmonie, un pays dynamique dans lequel les terroristes n’auront plus leur place.

Ces pitoyables djihadistes regrettent bien l’époque où ils faisaient régner le chaos et la terreur sur le nord du Mali, cette époque où ils avaient fait fermer toutes les écoles, brûler les manuels scolaires. Une fois les écoles fermées, c’était si simple de recruter à grand renfort d’argent ces enfants contraints à l’oisiveté, réduits à l’illettrisme, et d’en faire des bandits. Quelques générations d’écoliers ont été sacrifiées par ce manque d’enseignement, et les quelques graffitis mal orthographiés sur les murs de Kidal en sont l’illustration.

Ces barbarismes écrits sur les murs sont l’un des derniers méfaits, de terroristes d’Ansar Dine qui avait commandé aux enfants d’occuper l’aéroport pour empêcher les ONG de l’utiliser. Grâce aux forces internationales et à la Minusma, la réouverture des écoles dans le nord est désormais possible. Ils voulaient faire payer aux enfants leurs propres malheurs, dont ils sont pourtant les seuls responsables.

Depuis cette cérémonie de rentrée scolaire, au sombre passé succède une lumière d’espérance. Oui, redonner accès à l’instruction, former une jeunesse lettrée, capable de réfléchir, d’analyser et de penser par elle même. Dotés de ce sens critique nos enfants ne seront plus des esprits faibles faciles à pervertir. Leurs familles auront d’autres solutions pour vivre que de les faire tuer ou blesser en échange des maigres subsides d’Ansar Dine. L’Etat leur a mis en main une arme, l’arme du savoir, plus efficace pour l’avenir que les fusils que leur propose Iyad Ag Ghaly !

Je vous le dis un jour viendra où on lira sur les murs de Kidal : « Dehors les terroristes », sans faute d’orthographe. Ces terroristes, nous ne les verrons plus, avec leurs fausses leçons de piété, leurs expressions stupides et ignorantes, les mains pleines du sang de leurs injustices. Les familles paisibles s’installeront tranquillement. On pourvoira un nombre suffisant d’écoles et d’enseignants pour tous les enfants de Kidal qui pourront apprendre, prospérer, danser… Vivre, tout simplement !

Aïcha Sangare

 

 

 

La rédaction

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