Le premier ministre va se rendre à Kidal, Tombouctou et Gao

Corruption, situation du nord, cherté de la vie, accès à l’électricité,chômage, remise de l’administration au travail… Moussa Mara a répondu hier dans l’émission grand dialogue aux questions de 6 auditeurs du studio Tamani. Trois quart d’heure pour expliquer sa méthode et les axes de sa politique.

kidal nord mali

Le premier ministre s’est livré à un travail d’explication qui a commencé par la remise au travail de l’administration avec ce constat sans concession « l’administration est un frein ». Il faut selon lui il faut «sanctionner ceux qui ne respectent pas la règle d’une administration au service des usagers». Sur la corruption le premier ministre s’est montré également très véhément « on parle toujours de la grande corruption,celle des milliards mais il y a aussi la petite qui concerne le plus grand nombre » » Le temps de l’impunité » a-t-il martelé « est fini » « Toute personne qui occupe des responsabilités significatives devra déclarer son patrimoine ». « Tout le monde doit savoir » a-t- averti « que chaque fois qu’on prend de l’argent public on creuse notre tombe ».
Dans son évocation de la situation du nord Moussa Mara a estimé que la situation s’améliore « 50 % des réfugiés » a-t-il noté « sont déjà rentrés ». Pour lui la priorité est de parvenir « à un accord de paix irréversible » Moussa Mara a annoncé qu’il allait se rendre à Kidal « dans les prochains jours puis à Tombouctou et à Gao » .
Sur la cherté de la vie il a estimé que même si la population ressent une flambée des prix, ils « restent stables depuis cinq ans » Pour lui la solution passe par une plus grande concurrence et la taxation des produits lorsqu’ils augmentent trop. A propos du chômage le ministre explique qu’il est la conséquence de la pauvreté et de la faiblesse de l’éducation . Pour lui l’une des solutions passe par le développement de l’agriculture « le Mali doit devenir une puissance agricole et agro-alimentaire ».Enfin sur l’accès à l’électricité le premier ministre a pointé du doigt la production «à perte d’EDM » Selon lui l’état dépense entre 30 et 50 milliards selon les années pour soutenir l’entreprise nationale. « Il faudra encore 4 ou 5 ans pour résoudre les difficultés » a-t-il conclu.

Six mois après que son prédécesseur a été empêché de visiter Kidal, le Premier ministre promet d’y retourner avec plusieurs ministres dès ce mois mai. Moussa Mara l’a annoncé hier dans notre émission débat. Cette visite, qui s’étendra sur Gao et Tombouctou, aura pour objectif, dit-il, de porter le message du retour de l’administration et de la réconciliation.
« Je suis le Premier ministre du gouvernement du Mali, qui va de Kéniéba à Tiné-Sako, en passant Kidal. Donc, je vais, et à Kidal, et à Tombouctou mais aussi à Gao pour m’assurer que l’administration fonctionne autant dans ces localités qu’à Bamako. Et s’il y a des insuffisances, c’est de faire en sorte de les corriger, pour que partout sur le territoire les citoyens maliens aient exactement les mêmes droits vis-à-vis de l’administration. C’est dans ce sens là que nous allons parcourir le Nord de notre pays pour apporter la bonne parole d’apaisement et d’accompagnement pour le processus qui a commencé déjà avec la désignation du Haut représentant, mais aussi un certain nombre d’initiatives qui ont été posées par le passé ».
Lors de l’émission le Premier ministre a annoncé une lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière à tous les niveaux. Pour Moussa Mara, il ne s’agit pas d’une révolution, mais d’un retour à la normale. Au chapitre des mesures le chef du gouvernement a annoncé « une augmentation significative » des salaires des travailleurs du service public.
« Ce n’est pas une révolution, c’est simplement un regain de la justice. Aujourd’hui, quand un agent prend 2.000 francs auprès de quelqu’un pour le laisser, si cet agent est radié de la fonction publique, ce n’est pas une révolution pour moi. C’est juste un retour des choses. Et c’est ce qui va être fait.
Je précise que ce ne sont pas des menaces à l’air, et tout le monde doit savoir que nous devons changer. Si nous voulons que le pays avance, nous devons cesser de penser à notre poche, mais à celle du pays. Car l’argent du pays, c’est celui de nous tous. L’argent qu’on épargne et qui va dans la caisse publique, cet argent va servir à construire un centre de santé . Et ce centre peux servir, soit à soigner nos épouses ou nos enfants ».

Source: studiotamani.org

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