La vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée de Tessalit, Mme Assory Aïcha Belco Maïga : » Il urge de cantonner les ex-combattants rebelles » à propos de la recrudescence des attaques

Femme battante et engagée pour la cause des femmes (présidente de l’ONG Eduquer et former les femmes, un appui au développement : EFFAD) et particulièrement du Mali un et indivisible, le député RPM de Tessalit (région de Kidal), l’honorable Mme Assory Aïcha Belco Maïga est 5ème vice-présidente de l’Assemblée Nationale. Elle estime qu’il faut aller très rapidement à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et urgemment procéder au cantonnement des ex-combattants rebelles pour circonscrire la recrudescence de l’insécurité dans le pays.

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L’élue de Tessalit se dit sérieusement peinée par les récentes attaques armées contre un camp militaire à Nara et à Fakola, dans le cercle de Kolondiéba.  » Je me pose des questions sur cette recrudescence de l’insécurité qui se transporte sur l’ensemble du territoire national. Nous avons été très joyeux de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation par la CMA le 20 juin dernier comme parachèvement du processus de paix entamé à Alger. Et l’espoir est réel de voir la paix se construire progressivement. Mais, les récentes attaques nous touchent énormément « , a-t-elle déclaré.

A la question de savoir quelle analyse l’élue de Tessalit fait de cette situation, l’honorable Assory Aïcha Belco Maïga dira qu’elle est confuse. Avant d’indiquer que tous les acteurs de la crise sécuritaire s’étaient engagés devant tout le peuple malien pour la restauration de la paix. Qu’ils doivent à présent mener des investigations pour repérer les auteurs de ces attaques afin de les mettre hors d’état de poursuivre leurs forfaits. Et d’ajouter que l’on ne sait pas, pour le moment, si ces criminels sont liés à la CMA ou pas. Les autorités sécuritaires sont interpellées.  » Je crois qu’il faut hâter l’application de l’Accord de paix. Par exemple, il faut aller le plus rapidement possible au cantonnement des ex-combattants rebelles. Ceux qui refuseraient d’être cantonnés seront alors considérés comme des bandits et traités comme tels « , a-t-elle indiqué. Comme pour dire que ce processus rapide de cantonnement freinera la circulation d’armes et, par ricochet, la recrudescence de l’insécurité dans le pays.

Concernant les événements de Nara et de Fakola, la représentante du peuple a déploré que ces drames surviennent en ces moments où l’espoir renaît et en plein début des travaux champêtres. « Les populations sont beaucoup traumatisées et désorientées par ces crimes au point que l’on se demande si ce sont des terroristes ou si ce sont des bandits « , a-t-elle dénoncé. Avant d’appeler à une collaboration des populations pour dénoncer ces malfaiteurs où qu’ils se terrent.

Les populations fatiguées par les crises répétitives

A propos de la situation dans son fief de Tessalit, après le 20 juin, l’honorable Aïcha Belco Maïga a mis l’accent sur la satisfaction des populations du cercle et de toute la région de Kidal, fatiguées par les crises répétitives.  » Les populations de Tessalit et de Kidal s’attendent à une reprise des activités économiques à travers la mise en œuvre diligente de l’Accord. Les gens souffrent beaucoup avec des problèmes de sécheresse, la pénurie d’eau, des problèmes de santé, des difficultés énormes d’approvisionnement en denrées alimentaires, en aliment-bétail et la non-distribution des services sociaux de base « . Et de souligner qu’il urge que le gouvernement, la Médiation internationale et tous les autres acteurs fassent beaucoup plus d’effort pour que la région de Kidal, qui est à sa quatrième année sans école, puisse préparer la prochaine rentrée scolaire.  » Que les enfants de cette zone retrouvent enfin les classes avec un retour de l’administration « , a-t-elle plaidé.

Elle a lancé un appel à toutes les populations de considérer la mise en œuvre de l’Accord de paix comme l’affaire de tous. De ceux qui ont signé mais aussi et surtout de tous les Maliens qui doivent s’impliquer dans la sensibilisation et dans son appropriation. Avant d’ajouter que les uns et les autres doivent être disposés à se pardonner pour sauvegarder le vivre-ensemble séculaire dans un Maliba, uni et indivisible.

   Bruno Djito SEGBEDJI

 

Source: L’Indépendant

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