Kidal: Le nouvel Aménokal peine à imprimer ses marques

Ayant succédé à son défunt père Attaher Ag Intalla, le regretté chef incontesté de la tribue des Ifoghas qui aura marque son temps, le nouvel Aménokal de Kidal, Mohamed Ag Intalla, non moins député à l’Assemblée Nationale sous les couleurs du parti du président de la République, le Rassemblement Pour le Mali (Rpm), aurait du mal à combler le vide laissé par le vieux Intalla. On le pensait pourtant capable, compte-tenu de sa docilité et son attachement d’antan à la République du Mali, de faire l’unanimité autour de sa personne, et peut être même d’amener les brebis égarées du Mnla-Hcua et autres à la raison.

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Malheureusement, les choses sont toutes autres aujourd’hui, et jamais Kidal ne s’est senti aussi orphelin d’un « chef » au sens propre du terme. Donnant ainsi raison à ceux qui s’étaient montrés réservés, quand à la capacité de Mohamed, bien que successeur désigné de son père, de pouvoir relever le challenge. Déjà, son intronisation avait donné lieu à beaucoup de grincements de dents, surtout de la part de son frère cadet Algabass et ses partisans.

D’aucuns lui reprochaient d’être trop proche de Bamako, et l’avaient même mis en garde contre toutes velléités contre la cause Azawadienne. Aux optimistes de Bamako qui avaient applaudi le choix du nouvel Aménokal, avec le dessein inavoué de le voir, comme par magie, parvenir à retourner la situation à Kidal en faveur de l’État, le temps est à la désillusion. Car à part le point d’honneur que Mohamed Ag Intalla avait mis en avant pour qu’une délégation officielle puisse se rendre à Kidal pour présenter les condoléances du gouvernement, on n’aura pas vu le nouvel Aménokal poser aucun acte fort ou d’autorité. Tout se passe comme si la situation de Kidal lui échappait.

Peine-t-il à imposer son autorité ? Si oui, quelles en seront les conséquences pour lui même et pour le dénouement de la situation qui prévaut à Kidal ? Dire que son père était craint et écouté dans toutes les trois régions du Nord…..

Assane Sy DOLO

Source: Soir de Bamako

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