Gao : Le MUJAO revient en force

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Après la libération des régions du nord par les forces françaises, la ville de Gao avait été débarrassée des groupes djihadistes, notamment le MUJAO qui pendant l’occupation, y était très implanté.

 

Aujourd’hui, le MUJAO revient en force à Gao souvent avec la complicité des populations.

Selon des témoignages, les combattants djihadistes ne se cachent même plus. Ils circulent librement dans la cité, au vu et au su des forces de sécurité maliennes qui ferment les yeux.

La Munisma ne bouge pas. Et les forces françaises observent.

 

Au même moment, les autres forces terroristes (Mnla et complices) progressent et investissent toutes les localités de Gao. Mais à Bamako, les autorités optent pour la politique de l’autruche. Pendant ce temps, le nord nous échappe.

 

Menaka (1) :

Le Mnla monte la pression

Depuis quelques jours, le Mnla et ses complices multiplient la pression sur les populations de Ménaka.

 

En effet, marches et meetings, à l’initiative de ce mouvement, se multiplient dans cette localité. Ainsi, ce jeudi, l’on annonce une marche. Cette manifestation s’annonce périlleuse d’autant que les populations de Ménaka ont décidé de ne pas y pendre part. Mais, il semble que le Mnla et ses complices sont décidés à forcer les populations à sortir. Ils se proposeraient même d’entrer dans les concessions pour faire sortir les gens par la force.

Aussi, ces terroristes contrôlent actuellement la ville de Ménaka. Ils ont érigé des barrages partout. Le tout sous l’œil complaisant de la Minusma.

 

 

Ménaka (2) :

La radio rurale devient « Radio Azawad »

Dans leur folie, les illuminés du Mnla et leurs complices (Djihadistes) ont pris avant hier le contrôle de la radio rurale de Ménaka. La station a été baptisée «Radio Azawade ». Ainsi, en l’absence du chef des programmes de cette radio, actuellement en mission à Gao, les techniciens et l’animateur ont été contraints par les rebelles de leur remettre les clés du siège de la radio.

 

Selon nos sources, les terroristes, les terroristes ont même commencé à diffuser leurs programmes. Depuis quelques temps, ils multipliaient les pressions sur le personnel de cette radio rurale, en leur interdisant des «programmes et musiques bambara», autrement dit de la musique malienne. Mais, tout comme la population de Ménaka, nos confrères sont décidés à faire face à l’imposture.

La Rédaction

SOURCE: L’Aube

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