Évènements tragiques de Gao : le gouvernement a donné 1,8 millions FCFA aux familles endeuillées et pour la prise en charge des blessés

Après la répression de la marche pacifique du 12 juillet 2016 de la jeunesse de Gao par les forces de sécurité, une délégation gouvernementale de haut niveau composée de l’administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga ; de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mamadou Ismaël Konaté ; de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, général de Brigade Salif Traoré et de députés a été dépêchée à Gao. La délégation s’est entretenue avec les responsables des organisations de la jeunesse, des femmes, des autorités administratives locales, les chefs traditionnelles.

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A l’issue des concertations, le calme est revenu dans la capitale des Askia.

La délégation a rendu visite aux blessés à l’hôpital de Gao, présenté ses condoléances aux familles des victimes, avant de remettre une enveloppe de 1,4 millions FCFA à l’hôpital de Gao pour la prise en charge des blessés et 400 000 FCFA aux familles de ceux qui ont trouvé la mort, lors de la marche. Soit 100 000 FCFA à chaque famille endeuillée.

“En remettant les 400 000 FCFA, le ministre de l’Administration territoriale, chef de la délégation, pensait qu’il y avait 4 morts, alors qu’en vérité qu’il y a eu 3 morts et 42 blessés. C’est la preuve que le gouvernement ne sait pas ce qui s’est réellement passé à Gao et cela est déplorable”, a dit Sadou Diallo, le maire de Gao et président du parti PDES.

Selon lui, ce qui ne se dit pas, c’est que les forces de sécurité ont commencé la torture avant même le jour de la marche. La veille de la marche, une vingtaine de jeunes, pendant qu’ils étaient en réunion, ont été interpellés puis torturés par des agents de sécurité.

L’argent donné par le gouvernement aux victimes est vu par certains comme une tentative de rachat des jeunes de Gao.

“Personne ne peut acheter, ni manipuler la jeunesse de Gao, qui sait ce qu’il fait”, a expliqué le maire de Gao. L’argent donné par la délégation gouvernementale, a-t-il ajouté, ne peut même pas faire les obsèques des victimes donc l’enterrement a eu lieu hier à Gao.

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