En prélude au 17 aout : Le MNLA se réorganise… l’Etat malien dort

Si, pour l’heure, on ignore ce que font les autorités maliennes, après la signature de l’accord sur une feuille de route consensuelle à Alger le 24 juillet dernier, les mouvements et groupes armés eux se réorganisent. Principalement le MNLA. A Ouagadougou.

 rebelles mujao mnla mouvement national liberation azawad trace route Al Khalil kidal

Les leaders du MNLA qui avaient participé à la rencontre d’Alger sont presque tous rentrés à Ouagadougou. Les derniers sont arrivés en début de semaine. Ils entendent organiser une réunion en vue d’échanger sur la feuille de route et se préparer pour les discussions véritables annoncées pour le 17 août. Selon Moussa Ag Acharatoumane, que nous avons eu au téléphone, il y aura des rencontres au Burkina et partout dans les zones qu’ils occupent en vue d’expliquer la feuille de route et préparer les arguments pour les négociations.

 

 

Il est important de noter aujourd’hui que le MNLA est à Inghalil, Tessalit, Aguelhok, Tinzawatène, Kidal, Tedjerert, Amasrakade, Tinfadimata, Ménaka, Talatayt, Bases vers Intilit, Tessit et la frontière mauritanienne. Toutes ces villes sont aux mains des groupes armés et leur drapeau flotte allègrement dans ces localités. Que fait le gouvernement malien pendant ce temps ? Que fait le ministre des Affaires étrangères ? Quid du Haut représentant du chef de l’Etat ?

 

Pas grand-chose à signaler de leur côté apparemment. A part distribuer la feuille de route consensuelle, comme le fait si bien le Premier ministre aux différentes institutions. Aucune autre communication sur le document n’est visible. L’idéal aurait été de vulgariser la feuille de route au sein de la population.

 

 

Il serait également souhaitable d’informer sur ce document à travers une conférence de presse organisée par le ministre des Affaires étrangères. Il est tellement important, à notre avis, de communiquer sur cette feuille de route, que des accords pourraient être trouvés d’ici octobre sur des points qui vont forcément fâcher les populations. Il s’agit d’abord, et surtout, de la réintégration des anciens combattants au sein de nos forces armées et de sécurité.

 

Ensuite de certains points relatifs à l’exploitation des richesses du Nord du Mali. Sans oublier, l’acceptation du futur accord, lui-même, par les populations. Des populations auxquelles on a fait croire que les groupes armés sont des « diables » qui ont ancré cette idée. Elles pourraient difficilement comprendre que l’Etat malien négocie avec les « diables ». Il est nécessaire que tous ces points soient clarifiés avant la signature d’un accord à Alger.

 

Kady Diagne

SOURCE: Nouvelle Libération

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.