Des officiers de la coordination des mouvements de l’ Azawad à l’école du droit international humanitaire

Les 11 et 12 novembre 2015 à Kidal, 25 officiers de la Coordination des Mouve¬ments de l’Azawad (CMA), composée du MNLA, HCUA et MAA ont été formés sur les règles de base du droit international humanitaire (DIH). Pendant deux jours, les participants ont suivi des exposés et mené des discussions dans des groupes de travail, afin de mieux s’imprégner des notions de base de ce droit qui rè¬glemente la conduite des hostilités.

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Les travaux ont commencé par une céré­monie présidée par les responsables du CICR et de la CMA. « A travers cette forma­tion, vous allez renforcer vos connaissances, afin de former à votre tour, vos unités pour que vos éléments aient un comportement irréprochable ». C’est en ces termes que le colonel Mbareck, représentant de la CMA, s’est adressé aux participants lors de ladite cérémonie d’ouverture.

‘’ Le premier jour, nous avons commencé par les notions de base sur la connaissance du CICR, afin que tous les participants aient une bonne compréhension de la particu­larité de cette organisation qui a reçu le mandat de promouvoir le DIH ’’, a expliqué Ananie Kulimushi, formateur du CICR. ‘’ Or­ganisation humanitaire neutre, impartiale et indépendante, le CICR apporte égale­ment assistance et protection aux victimes des conflits armés et d’autres situations de violence ».

Le jour suivant, les travaux ont porté sur les principes de base du DIH, à savoir : la distinction, la précaution, la proportion­nalité et la limitation. Des discussions ont également permis de clarifier le rôle et les responsabilités du commandant, ainsi que les protections dont bénéficient les com­battants selon le DIH. « Les travaux nous ont permis de mieux comprendre nos res­ponsabilités en tant que responsables des troupes sous notre commandement », ex­plique un des participants.

« Certes, la faute est individuelle. Mais la responsabilité du commandement est tout le temps engagée. Il nous revient donc de nous assurer que nos hommes se comportent dans le respect de la loi ». Jouissant de l’influence de son âge et de son autorité, le colonel Mbareck a plusieurs fois pris la parole pour inciter ses hommes à prendre très au sérieux les ensei­gnements donnés dans le cadre de cet ate­lier. « Il est essentiel que nous comprenions bien ce droit, parfois difficile à appliquer », explique-t-il aux participants. « En réalité, même nos traditions nous disent qu’un combattant ennemi blessé est avant tout un patient et qu’il a droit aux soins ».

Une autre thématique abordée au cours des travaux concernait la protection de la mission médicale. A l’issue de l’exposé sur ce sujet, les participants ont discuté en groupes les règles à observer pour les struc­tures de santé (hôpitaux, centres de santé et dispensaires), pour le personnel médical et le personnel paramédical (médecins, in­firmiers et autres), pour les patients (blessés et malades), ainsi que celles s’appliquant aux moyens de transport médical (ambu­lances). Selon le DIH, les missions médicales doivent être respectées et protégées. Elles ne doivent pas être attaquées, bloquées ou occupées par des hommes en armes.

Cette formation vient à la suite d’une sé­rie d’autres, organisées notamment à Ber, Ménaka et Kidal, en faveur des hommes de troupe. Le droit international humanitaire est un ensemble de règles qui visent à ré­duire les conséquences des conflits armés, en limitant les moyens et méthodes de combat. Il est imposable à tous les belligé­rants, qu’ils soient étatiques ou non.

Le CICR a reçu le mandat de promouvoir le DIH, de veiller à son respect et de travailler à son développement. C’est à ce titre que le CICR organise régulièrement des séances de sensibilisation et des formations en DIH en faveur de tous les porteurs d’armes dans les pays ou dans les contextes où il est pré­sent. Au Mali, ces séances de sensibilisation et formations sont régulièrement organi­sées pour tous les acteurs armés, nationaux et internationaux.

 

 

Source: CICR

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