Cercle de Ménaka : Un transporteur assassiné par des hommes armés

Enlevé chez à quelques kilomètres de la ville de Ménaka par des hommes armés non identifiés, le corps sans vie de Mohamed Ag Hammada Ahmed, transporteur connu par toute la ville de Ménaka, a été découvert mercredi dernier non loin de la ville. 

mnla rebelle touareg independanliste bandis armee mouvement combattant arabe nord mali azawad patrouilleLe mercredi 3 juin 2015, le corps de Mohamed Ag Hammada Ahmed a été retrouvé dans un quartier de Ménaka non loin de la ville. Selon une source familiale, il a été enlevé par des hommes armés chez le chef de village d’Ingoyass à environ 20 km de la ville de Ménaka.

Notre source indique que quelques jours avant, précisément le 28 mai deux de ses véhicules avaient été enlevés par un groupe d’hommes armés. L’un des engins était loué à l’IER. Il nous révèle qu’après des interventions de personnes de bonne volonté, qu’on lui avait remis l’un de ses véhicules avant qu’il ne soit lui-même enlevé et abattu peu de temps après. La victime est de la communauté Dawssahack. Il fréquentait la ligne Ménaka-Niger-Ménaka.

Ces dernières semaines au nord du pays, les civils sont de plus en plus pris pour cible par les groupes armés. Ils les accusent de soutenir l’adversaire ou de faire du renseignement, quand on ne les attaque pas pour prendre leurs biens. Le 21 mai dernier, six civils dont un humanitaire ont été exécutés dans la région de Gao à la suite d’affrontements opposant la CMA à la Plateforme. Quelques semaines avant, à Goundam, des hommes armés ont assassiné un enfant de moins de 5 ans. Il habitait chez un parent militaire, lui-même tué. Sur le terrain, des associations de défense des droits de l’Homme invitent de plus en plus les belligérants à respecter la vie des civils.

Six civils ont été exécutés le 21 mai à Tin Hamma, une localité de la région de Gao. C’est ce que confirment la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et sa branche malienne l’AMDH. Ces faits condamnés également par les deux ONG sont survenus à la suite d’affrontements opposant la Coordination des mouvements de l’Azawad aux forces armées maliennes et aux groupes pro-Bamako.

Mais les responsabilités des uns et des autres n’ont toujours pas été déterminées, précisent ces organisations.

Maliki Diallo

source :  L’Indicateur du Renouveau

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