Aussitôt libéré : Yoro Ould Daha met à nu la relation entre la France et le MNLA

Sid’Amar Ould Daha alias Yoro, à peine libéré par la gendarmerie malienne après avoir été arrêté le 29 juillet dernier par les forces françaises à Gao, s’est déjà exprimé dans la presse. Dans une interview qu’il a accordée à notre confrère « Le Témoin » l’homme dit tout sur la relation entre la France et la rébellion Touarègue du MNLA.

 

Yoro Ould Daha ancien mêmbre MUJAO

 

 

Dans l’interview en question, l’homme qui était sur le terrain avec ses troupes précisément à Tarkint, puisqu’étant chef militaire du MAA loyaliste, évoque la manière par laquelle il a été arrêté par les forces françaises. « A l’occasion de la fête de Ramdan, j’ai décidé de prendre un répit pour fêter à Gao aux côtés de ma vieille maman très malade. C’est là que j’ai reçu la visite, au lendemain de la fête, très tôt le matin, d’une bonne dizaine de véhicules blindés et de BRDM mobilisées par l’armée française. Ils ont encerclé notre domicile, frappé aux portes des concessions voisines pour les intimider ».

Une fois arrêté et conduit à la base des forces françaises à Gao, voici ce qu’on lui a dit à l’interrogatoire : « Ils (l’armée française) m’ont demandé pourquoi j’ai choisi mon camp et non celui du MNLA, pourquoi je suis un loyaliste et non un allié des séparatistes, etc. Ils m’ont aussi dit, au passage, que si j’étais avec le camp adverse on n’aurait pris l’Azawad ensemble et que j’ai plus de chance avec eux qu’avec l’Etat du Mali. Je leur ai répliqué que je suis avant tout malien et non Azawadien. J’ai aussitôt compris que toute leur agitation était motivée par la question de l’Azawad ».

Plus loin dans la même interview, lorsqu’on lui pose la question de savoir s’il est prêt à collaborer avec un colonel français qui lui a demandé au camp français de Gao de collaborer avec lui après sa libération, voilà ce que dit Sid’Amar Ould Daha alias Yoro : « Je n’ai rien contre la France, mais je ne sais pas pour quelle raison je vais collaborer avec elle. Mois, je suis contre le MNLA. Je suis prêt à collaborer pour aider à combattre le terrorisme, mais contre les intérêts de mon pays je préfère seulement une cohabitation pacifique avec la France. Je suis néanmoins disposé à répondre devant la justice si je désire la paix avec la France ».

Voilà les raisons pour lesquelles les populations de Gao, les groupes d’auto-défense et l’armée malienne étaient tous remontés contre la France suite à l’arrestation de Yoro. Qui disait que la France était là pour la cause du Mali ?

 

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