Ambery Ag Rissa du MNLA : « ces propos va-t-en guerre de Djeri Maiga ne doivent pas être pris au sérieux »

 Ambery Ag Rissa rebelle touareg MNLA

Mais, si une frange du mouvement serait prête à l’affrontement, plusieurs hauts dirigeants touaregs temporisent. Pour Ambery Ag Rissa à bamada.net, représentant du secrétaire général du mouvement à Kidal, ces propos va-t-en guerre ne doivent pas être pris au sérieux : « Je pense qu’il a raison d’être en colère mais je pense qu’il est allé loin dans sa déclaration. Il ne faut pas la prendre au sérieux. Il est normal que les gens aient parfois des sautes d’humeur et des débordements dans leur tête. On n’en est pas encore là. »

Ambery Ag Rissa ajoute cependant qu’en cas de nouvel incident, il sera difficile d’empêcher les hommes de reprendre le combat.

Les événements de jeudi 28 novembre à Kidal provoquent des remous. Ce jour-là plusieurs centaines de manifestants ont été violemment dispersés par l’armée malienne alors qu’ils protestaient à l’aéroport, où devait atterrir le Premier ministre, qui a finalement dû annuler sa visite. Bilan : un mort et cinq blessés, selon le MNLA. Suite à ces événements, Bamako a très vite haussé le ton vis-à-vis de la Minusma, présente sur place à Kidal au moment des faits. Hier, le patron de la mission onusienne, Bert Koenders, a été reçu par le président Ibrahim Boubacar Keita qui a fait part de son mécontentement, devant l’attitude « passive » des soldats de l’ONU.

La télévision nationale du Mali, d’habitude invitée à couvrir ce genre d’audience, n’a pour une fois pas été conviée. Tout un symbole. Et de source proche de la rencontre à bamada.net, le président Ibrahim Boubacar Keïta n’est pas passé par quatre chemins. Devant Bert Koenders, patron de la mission onusienne à Bamako, il a choisi ces mots pour marquer son mécontentement, son étonnement.

Etonnement face aux mesures de sécurité insuffisantes prises par la même Minusma lors de la dernière visite, prévue à Kidal et finalement annulée, de Oumar Tatam Ly, Premier ministre malien.

Vive tension

Sur place, ce jour-là, des manifestants plutôt indépendantistes se sont dirigés vers l’aéroport de Kidal pour s’opposer à la venue du Premier ministre. Des coups de feu ont éclaté, blessant des civils. Les groupes rebelles accusent l’armée malienne d’avoir tiré alors que de son côté, l’armée régulière accuse plutôt les manifestants.

Depuis, la tension est plutôt vive. Surtout, l’aile politique du MNLA annonce, sur le papier seulement pour le moment, la rupture du cessez-le-feu. L’aile militaire du mouvement n’a pas confirmé.

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