Case Sanga : La renaissance est elle possible?

Depuis 2011, l’émission-vedette Case Sanga connait des difficultés. Manquant de moyens, de soutiens et de partenaires, les organisateurs ont du mal à faire face aux coûts de réalisation. Mais ils se disent prêts à recommencer dès que toutes les conditions seront réunies.

Case Sanga est une émission de téléréalité initiée par Fanaday Entertainment, une structure évènementielle, en 2007. « Marqués par les émissions de téléréalité sur le continent européen, nous nous sommes dits pourquoi ne pas être le pionnier de ce concept au Mali, ainsi que dans la sous-région ? », déclare Ander Baba Diarra, Directeur associé chez Fanaday Entertainment et opérateur culturel. Grâce à plusieurs responsables politiques et culturels de l’époque, le concept Case Sanga a vu le jour, pour détecter et donner de la visibilité aux artistes en herbe. « Il y a tellement de talents cachés au Mali, qui manquent d’espace pour s’exprimer», souligne Ander Baba Diarra.

Cette jeune émission n’a pu réaliser que trois éditions, dont la première en 2007 et la deuxième en 2008. Après une pause, la troisième édition a pu se tenir en 2010 grâce à la forte implication de la Première Dame de l’époque.

De 2011 à nos jours, les gens ne cessent de s’interroger sur la situation de Case Sanga. Fanaday Entertainment a voulu faire renaître l’émission en 2017, mais par manque de fonds les choses n’ont pas bougé. « Case Sanga n’appartient plus à Fanaday, c’est devenu un patrimoine malien. Si tout le monde se dit que Case Sanga est à lui et que cela peut faire bouger les choses, nous sommes partants », explique l’opérateur culturel.

Certains anciens de Case Sanga, comme Mamadou Dembélé, Pamela Badjogo et Cheick Siriman Sissoko, ne retiennent de cette émission que des beaux souvenirs. Ils disent tous que Case Sanga a été pour eux la première expérience qui leur a permit d’être connus à travers par le monde. « Case Sanga a été le socle de ma carrière musicale, une opportunité que je n’oublierais jamais », dit Cheick Siriman Sissoko.

« Pour pérenniser Case Sanga, il faut une forte implication de l’État et des partenaires financiers, comme dans certains pays voisins », conseille Mamadou Dembélé dit Dabara. Si toutefois Case Sanga recommence, Pamela Badjogo annonce que ce sera pour elle un plaisir d’aider ses organisateurs. « Je voudrais qu’il y ait des Case Sanga en musique, comédie, théâtre… Tout seul on ne peut rien faire. Quand on n’est pas assisté par l’État et des sponsors, il est difficile pour nous, opérateurs culturels, de réaliser nos rêves », conclut Ander Baba Diarra.

Journal du mali

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