Chato porte-voix de la patrie, selon Karim Keïta

Elle continue de crever l’écran. Les débats sur la Dpg auront donné l’occasion au public de retrouver la députée Haïdara Aissata Cissé dans toute sa verve. Disparue des écrans après que le Nord-Mali a cessé d’occuper le haut du pavé au plan international, Chato a effectué un tonitruant retour sur la scène, à travers le sujet qui donne un sens à son engagement politique : la crise au Septentrion.

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En interpellant le gouvernement à travers le nouveau Pm, elle n’a certes pas passé sous silence des préoccupations quotidiennes comme l’accès de la population à l’électrification ou encore aux soins de santé. L’essentiel de son intervention a été axé sur la lancinante problématique du septentrion Mali.

Le retour effectif de l’armée et de l’administration à Kidal, le sort des populations loyalistes dans la région, la persistance des rapts et enlèvements constituent, entre autres, les principales interrogations soumises à l’appréciation du nouveau Pm, en insistant sur la grande soif de justice des victimes de l’occupation. «Sans justice, aucune paix n’est possible», a martelé Mme Haïdara, qui salue par ailleurs la décision des autorités de ne plus intégrer d’ex-combattants dans l’armée.

Selon elle, les intérêts  du Mali et de la population seraient mieux défendus si les hautes autorités redynamisaient la diplomatie parlementaire, qui a fait ses preuves pendant l’occupation, en  déjouant toutes les tentatives de diabolisation de l’Etat malien.

Il s’agit en fait d’un domaine où les prouesses de Chato ont été reconnues et saluées par ses collègues et non des moindres.

Pour le député Rpm, président de la commission défense, l’élue de Bourem et de la région de Gao fait tout simplement figure de  symbole vivant du combat et du patriotisme au féminin. Allusion faite à ses exploits sur les media internationaux. Karim Keïta, qui l’a précédée à la tribune,  a déclaré à son actif : «Vous aviez compris que nous faisions face à un nouveau type  de conflit et au-delà du langage des armes, il nous fallait une autre arme : la communication».

A KEITA

SOURCE: Le Témoin
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