Seydou Mamadou Coulibaly ( cira immobilière ) visé par une plainte : Ce putatif candidat à la présidentielle cité dans un autre scandale foncier

Potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle dans son pays, le PDG de la société CIRA-IMMOBILIERE est cité dans un autre scandale foncier à l’ACI-2000. Il a acquis un domaine public d’un peu plus de 5000 m2 dans des conditions pour le moins douteuses, en tout cas, très discutables. Une plainte a été dressée contre lui auprès des autorités compétentes dont le Chef du Gouvernement, le Vérificateur Général, l’OCLEI, le CENTIF, le Pole Economique, le CNT, entre autres.

L’espace litigieux est situé au cœur de l’ACI 2000 et constitue le poumon vert de ce quartier résidentiel, un domaine public par excellence. Mieux : l’espace abrite les installations d’adduction d’eau alimentant la ville de Kati et… Soit dit en passant et juste pour rire : le sieur Coulibaly essaierait-il de priver le «Camp Soundjata Keïta» d’eau potable ? Enfin…
L’endroit abrite en outre un grand collecteur destiné au drainage des eaux de pluie et de vannes.
Avec ses nombreux arbres et son microclimat, l’endroit constitue également un point de référence pour la météo nationale ainsi que des services aéronautiques.
Pour tous ces motifs, il est classé domaine d’utilité publique et ne peut être aliéné ou vendu. Et pourtant !
Comment donc, au regard de tout ce qui précède, une partie de cet espace d’une superficie de 5000 m2 a fait l’objet du titre foncier numéro de TF 6269/C-IV crée le 03/01/2019 au nom d’un certain Seydou Coulibaly, responsable de CIRA-IMMO MALI ?
Les Mairies de la commune IV et du District ont-elles vendu l’espace en question ? Interrogés par nos soins, les responsables ici jurent la main sur le cœur n’être nullement au courant de l’établissement de ce titre.
Par ailleurs, il existe sur le site, des occupants jouissant d’un bail de 20 ans avec les mairies en question. Eux aussi affirment n’avoir jamais été associés à fortiori approchés par une quelconque partie en vue de l’établissement d’un titre foncier.
Pour rappel, la procédure d’établissement d’un titre foncier respecte des démarches légales dont l’enquête commodo et incommodo visant à identifier d’éventuelles convoitises sur les lieux. Il s’agit tout bonnement d’une enquête effectuée au préalable par l’Administration, avant toute affectation d’un site. Et cette enquête s’effectue avec les autorités communales concernées. Mais ici, le titre foncier semble tombé du ciel. Il y a pire !
La quittance jointe audit titre foncier montre que l’espace a été cédé à la somme de 111.757.860 F CFA soit 22.351 F CFA le m2. Dans les faits et à l’heure actuelle, le m2 est cédé ici à 600.000 F CFA. Le Gap est de l’ordre de 577.649 F CFA par mètre-carré soit un total de 2,8 milliards (un peu moins de 03 milliards F CFA) de perte sèche pour l’État du Mali. Ce n’est pas tout !
Déprécier la valeur réelle d’un site et vue de se l’approprier largement en deçà de son prix constitue un délit d’initié. Une infraction punie par la loi et avec, dans le cas présent, une situation aggravante.
Pour tous ces motifs, les actuels occupants des lieux ont décidé de porter plainte. Pour l’instant, ils ont alerté le gouvernement à travers une correspondance ouverte au Bureau du Vérificateur Général, à l’OCLEI, au CENTIF, au Pole Economique, au CNT…
Faut-il le rappeler ? Le sieur Seydou dont il est ici question, aspire à la Magistrature suprême du pays. Ce scandale (il en existe d’autre) risque bien de le suivre…
A suivre donc !
B.S. Diarra
Source: JOURNAL LA SENTINELLE
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