Programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024: Plus de 2 717 milliards de FCFA de ressources budgétaires

Le renforcement de la défense et de la sécurité, l’organisation des élections générales, le renforcement du système judiciaire, la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger,  la refonte du système éducatif, le maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement, la consolidation des acquis sociaux et le renforcement du capital humain.

Tels sont les principaux engagements du  Conseil des ministres, lors de sa session du vendredi 25 juin dernier, sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, a pris acte d’une communication écrite relative au document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024. En effet, le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet au gouvernement d’informer les députés sur l’évolution des finances publiques, sur les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme en matière d’équilibre budgétaire et financier.

Ce document pluriannuelle s’étale  sur la période 2022-2024 et prend en compte les priorités d’allocation du Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement durable 2019-2023 et les actions contenues dans le Programme d’Actions du Gouvernement adopté par le Conseil national de Transition.

Il est établi sur la base d’une prévision de croissance réelle de 5,3% en moyenne et un taux de pression fiscale en moyenne de 16,4%. Les ressources budgétaires sont estimées en 2024 à 2 mille 717 virgule 6 milliards de Franc CFA. Elles connaitront une croissance moyenne de 9,5%.

Les dépenses s’élèveraient en moyenne à 2 mille 942 virgule 9 milliards de Franc CFA sur la période 2022-2024 avec un rythme de progression moyen de 5,8%.

Sur la période 2022-2024, la politique budgétaire sera soumise à des contraintes diverses et variées. Ces contraintes sont entre autres l’obligation de respecter les critères de convergence communautaire de l’UEMOA et de la CEDEAO, la mise en œuvre des engagements souscrits avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du Programme économique et financier et le service de la dette intérieure.

Youssouf CAMARA

Source: l’Indépendant

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