La jeunesse de la Force Citoyenne et Démocratique dénonce : « Eviter que l’Assemblée nationale ressemble à une caisse de résonance pour le pouvoir »

Resserrer les rangs, réorganiser les sections dans les six communes du District de Bamako et également redéfinir les rôles des membres du bureau politique de la jeunesse, étaient au centre de la réunion qui s’est tenue dans la salle de conférence du siège de la formation politique sise à Hamdallaye. A cette occasion, la jeunesse du parti FCD s’est penchée sur quelques grands sujets d’actualités qui touchent la vie de notre pays. Notre reporter a tendu son micro au président du bureau de la jeunesse politique de la FCD afin d’en savoir davantage sur leurs ambitions. Entretien.

 interview

Le Matinal : Bonjour monsieur le président, présentez-vous à nos lecteurs ?

Lassine DIARRA : Je me nomme Lassine Diarra, j’occupe modestement la présidence du bureau politique de la jeunesse de la Force Citoyenne et Démocratique, en langue bamanan, « Yèrèdon Ton ».

Le Matinal : Comment se porte la jeunesse du parti et quelles sont les activités sociopolitiques en cours ?

Lassine Diarra : Dieu merci, malgré tout ce que notre pays a connu, ces derniers temps, à l’instar du parti qui a enregistré des nouveaux arrivants, la jeunesse comme fer de lance de la FCD se porte bien. Au chapitre des activités en vue, nous suivons les directives du bureau national du parti pour prendre des initiatives quelle que soit l’orientation. Comme vous le constatez actuellement, nous sommes en train de mieux organiser les sections dans les différentes communes afin de mobiliser davantage la base pour aller de l’avant en vue des prochaines élections communales.

Au regard de l’actualité qui prévaut, nous nous inscrivons dans la dynamique de la réconciliation pour le retour définitif de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue de notre pays. A ce titre, la jeunesse de la FCD lance un appel à toute la classe politique, la société civile et à tous les acteurs partie prenante dans la vie de notre nation, à l’union sacrée pour faire bloc contre tout ce qui pourrait fragiliser la stabilité.

Le Matinal : Comment réagissez-vous face au rejet de la motion de censure que les députés de l’opposition avaient déposée contre le gouvernement, par rapport à sa responsabilité dans ce qui est récemment survenue à Kidal ?

Lassine Diarra : Cela n’engage que ma modeste personne. Je crois que les députés de l’opposition n’ont fait que ce qui leur revenait de droit dans une situation malheureuse qui n’a fait que de la désolation. Toute chose qui a causé une véritable humiliation à tout un peuple. Maintenant, que ceux de la majorité aient voté pour le rejet est de bonne guerre. Cependant, force est de constater que si rien n’est fait, l’Assemblée nationale va ressembler à une caisse de résonnance pour le pouvoir et cela ne va pas contribuer à améliorer le jeu démocratique dans notre pays.

Le Matinal : Quels sont selon vous, les grands chantiers auxquels le gouvernement doit s’attaquer pour remettre le pays sur les rails ?

Lassine Diarra : Les priorités, selon moi, sont d’abord, d’augmenter le pouvoir d’achat du citoyen moyen ; recoudre le tissu social affecté au cours de ces deux dernières années ; faciliter le dialogue dans le cadre de l’accord des préliminaires de Ougadougou sur la situation du nord ; rendre efficace l’administration et relancer l’économie qui reste moribonde. Je crois savoir que dans son projet de société, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar KEITA, a mis l’accent sur l’éducation, la santé, la sécurité, la création d’emplois etc. Alors si ces aspects sont vite pris en compte, j’espère que cela va redonner le sourire à toute la population qui ne sait plus à quel saint se vouer.

Le Matinal : Votre mot de la fin pour terminer cet entretien

Lassine Diarra : Je remercie le bureau politique de la Force Citoyenne et Démocratique, avec à sa tête le Président Djibril TANGARA, qui ne ménage aucun effort pour permettre au parti de mieux s’organiser dans un esprit familial. Je remercie toute la jeunesse de notre parti pour avoir placé leur confiance en ma modeste personne. Je leur demande de se donner la main et d’aller en rang serré vers l’avenir.

Par ma voix, la jeunesse de la FCD invite toute la jeunesse malienne sans exclusif, à plus de solidarité dans le travail et la discipline, car elle représente l’avenir de ce pays.

Pour terminer, je prie Dieu afin que notre pays retrouve sa quiétude d’antan. Je vous remercie.

Tchéwi Adams Konaté

SOURCE: Le Matinal

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