Vol de munitions à Miramas : la faillite du système France

190 détonateurs, dix pains de plastic, 40 grenades et 66 bouchons-allumeurs. Selon les premières estimations.
 armes munitions roquettes

Les vacances commencent bien ! L’école tout juste finie, toute la famille se réjouit de larguer les amarres et de rejoindre, en voiture, en train ou en avion, son lieu de prédilection. Eh bien, alors que petits et grands remplissaient leurs valises, un ou des individus, à Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, dans la nuit de dimanche à lundi, s’introduisaient dans l’enceinte d’un dépôt de munitions de l’armée de terre pour s’emparer d’environ 190 détonateurs, dix pains de plastic, 40 grenades et 66 bouchons-allumeurs. Selon les premières estimations.

Il nous avait pourtant prévenus, Manuel Valls, qu’il fallait nous habituer à vivre avec la menace terroriste. Eh bien, non ! En temps de paix et au pays de la liberté, il n’est acceptable pour aucun citoyen de quitter sa maison la peur au ventre parce que des terroristes islamistes potentiels s’apprêtent à tuer n’importe où, n’importe quand.

Tout aussi inacceptable d’apprendre que des individus s’introduisent dans un lieu de stockage de munitions comme dans un moulin. Neuf bâtiments disposés en alvéoles sur 250 hectares et même pas protégés de barbelés électrifiés. Inacceptable, encore, de savoir que ces bâtiments, dépourvus de vidéosurveillance – en période d’alerte terroriste maximale – ne sont surveillés que par quelques gardiens. Quelques militaires, quant à eux, y dormant. Et les chiens, présents sur les lieux ? Des labradors inoffensifs ? Si, pour le maire PS de la ville, c’est un événement « très inquiétant », il qualifie cependant le site de« très verrouillé, très sérieux ». On n’ose imaginer ce qui aurait pu se passer si tel n’était pas le cas…

Après les attentats de janvier, celui d’avril, déjoué par hasard, et les récentes explosions dans l’usine de gaz de Saint-Quentin-Fallavier couronnées par la décapitation d’un chef d’entreprise par un salafiste, ce vol ne confirmerait-il pas le mot d’ordre de l’État islamique de « tuer les Français par n’importe quel moyen » ?

Les républicains de gauche comme de droite observent une prudence de Sioux. Manuel Valls, celui pour qui « la question n’est pas de savoir s’il y aura un nouvel attentat mais quand », hier, bien peu empressé, n’avait « aucune information sur ce sujet et sur les causes de ce vol ».

Et comme il est efficace, « le suivi continu des terroristes », « de nature à mieux permettre de les déceler et de les mettre hors d’état de nuire », clamé par Bernard Cazeneuve il y a quelques jours à peine ! En outre, en ce début d’enquête, il ne fait pas de doute pour les autorités concernées que ces vols ont été commis par des individus bien renseignés : militaires, anciens militaires ? C’est rassurant…

Enfin, force est de constater qu’en dépit du « plan Vigipirate », doublé d’une« opération sentinelle », doublée d’un tout nouveau « plan Cuirasse » censé renforcer la surveillance des sites militaires – le site de Miramas, d’ailleurs, ne figurait pas sur la liste des sites à surveiller ! -, il suffit d’une paire de pinces pour découper deux grillages et embarquer de quoi faire sauter plusieurs gares.

« Nous arrivons à les détecter, pas à les surveiller » [les terroristes], déclarait le président du Centre d’analyse du terrorisme, Jean-Charles Brisard.

Stéphane Ravier, sénateur FN des Bouches-du-Rhône, accuse le Parti socialiste de « faillite » n’ayant jamais rendu la France « aussi vulnérable » : analyse implacable.

 

Source: bvoltaire.fr

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