Terrorisme. La fuite en avant

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Que Barack Obama, réalisant que les Américains critiquent son manque de leadership, se réengage au Proche-Orient, tournant le dos au désengagement sur lequel il avait été initialement élu, est une chose. Mais que la France lui emboîte le pas, voire même le précède comme lorsque nos pilotes prêts à bombarder la Syrie furent arrêtés par un vote négatif du Congrès, en est une autre. Autrement dit, le pouvoir socialiste confronté à la difficulté de réduire les déficits, a-t-il raison de se lancer dans des aventures extérieures aussi imprévisibles ? Ce surcroît d’activisme diplomatique et militaire ne masque-t-il pas une impuissance intérieure, sur le front d’une autre guerre, économique celle-là ? Si personne ne peut vraiment contester l’intervention réussie au Mali, l’enlisement en République centrafricaine apparaît déjà plus préoccupant. Or, voilà que le ministre de la Défense annonce que le chaos libyen ne peut perdurer, bref que les Occidentaux vont devoir juguler ce qu’ils ont provoqué avec la chute de Kadhafi. Quant au président de la République, il s’apprête à s’envoler pour Bagdad avant de tenir, la semaine prochaine, une conférence à Paris sur l’Irak. Cette fuite en avant pour tenir notre rang est-elle vraiment raisonnable à l’heure où l’on mesure les ravages du droit d’ingérence ?

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