Syrie: des centaines de réfugiés bloqués à la frontière turque

Les autorités turques bloquent à la frontière les réfugiés syriens qui fuient l’offensive gouvernementale à Alep. Ils seraient des milliers à attendre, du coté syrien de la frontière, faute de papiers d’identité recevables. C’est ce qu’assure une ONG turque, la Fondation pour l’aide humanitaire. Ankara affirme que la frontière reste ouverte.

Distribution colis camp réfugiés syriens al-Yamdiyeh Turquie

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Les derniers affrontements violents opposant, le long de la frontière turque, l’Emirat Islamique d’Irak et du Levant au Front islamique ainsi que la recrudescence des bombardements gouvernementaux sur la ville d’Alep ont à nouveau, ces derniers jours, poussé des milliers de refugiés syriens vers la Turquie.

Malgré sa politique officielle de « frontière ouverte », Ankara fait preuve d’un certain réalisme-, d’autres diront cynisme-, et n’accepte les nouveaux venus sans rechigner que dans les cas d’urgence et de danger extrême et immédiat . Sinon, l’absence de papiers valides des candidats à l’exil justifie leur maintien de l’autre côté des barbelés.

Et ils seraient, depuis deux à trois semaines, des milliers, peut-être même des dizaines de milliers de nouveaux fuyards, ou déplacés, en attente, en plusieurs points de la frontière, comme en ce camp informel du côté syrien du poste-frontière de Bab el-Salama. Mais parfois aussi au milieu de nulle part, en plein air, selon les organisations humanitaires.

La Turquie, il est vrai, fait de son mieux, mais avec plus de 700 000 réfugiés, dont 500 000 en dehors des camps et de plus en plus dans les grandes villes, elle demande avec insistance une intervention de l’ONU.

De son côté, l’ONU dévoile pour la première fois un rapport sur la place des enfants dans le conflit syrien. Ils sont torturés, violés dans les camps de détention de l’armée, recrutés de force ou utilisés comme boucliers humains par l’Armée syrienne libre et d’autres groupes insurgés. Le document adressé au Conseil de sécurité estime que 10 000 d’entre eux sont morts depuis le début des violences, il y a trois ans.

 

Source: RFI

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