Otan : Biden annonce une nouvelle aide pour l’Ukraine

Le sommet de l’Otan s’est terminé jeudi sur plusieurs déclarations de l’Occident, notamment des États-Unis, qui vont envoyer de nouvelles armes en l’Ukraine.

Occident a massivement réaffirmé son soutien à l’Ukraine jeudi 30 juin au sommet de l’Otan. Le président américain, Joe Biden, a notamment annoncé une nouvelle aide militaire à hauteur de 800 millions de dollars à Kiev, et a assuré que les États-Unis soutiendront Volodymyr Zelensky et les Ukrainiens « aussi longtemps qu’il (le) faudra ». Confiant et optimiste, il a également déclaré : « Je ne sais pas comment ou quand cela va finir. (Mais) cela ne se finira pas par une défaite de l’Ukraine. »

Joe Biden a ensuite expliqué en quoi consisterait l’aide militaire de 800 millions de dollars. Il s’agira principalement d’armes de défense antiaérienne, d’artillerie et d’autres équipements. Cette nouvelle aide sera détaillée « dans les prochains jours ». Les États-Unis ont modifié ces dernières semaines leurs livraisons d’armement à l’Ukraine, pour prendre en compte un conflit plus statique, désormais concentré sur l’est du pays, dans lequel l’artillerie joue un rôle prédominant. Washington a notamment commencé à livrer aux Ukrainiens des systèmes de lance-roquettes mobiles Himars – pour High Mobility Artillery Rocket System – d’une portée de 80 kilomètres. Entre autres choses, les États-Unis entendent à l’avenir fournir à l’Ukraine des capacités de défense aérienne plus sophistiquées, de moyenne et longue portée.

La Turquie plaide pour la paix en Ukraine

De son côté, la Turquie, après avoir levé son veto pour l’adhésion de la Suède à l’Otan, a continué sa marche en avant en insistant sur la nécessité de retrouver la paix en Ukraine. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a ainsi appelé à « intensifier » les efforts en faveur d’un « cessez-le-feu durable » en Ukraine. « Nous devons intensifier les efforts diplomatiques en faveur d’un cessez-le-feu durable en Ukraine. Pour la Turquie il n’y aura pas de perdants avec la paix », a-t-il déclaré devant la presse.

 

Le président Emmanuel Macron s’est également exprimé lors de la clôture du sommet de l’Otan. Il a davantage mis l’accent sur la nécessité pour la France de poursuivre ses efforts en matière d’industrie de défense, en tirant, justement, les leçons de la guerre en Ukraine. « Nous étions habitués à produire de la haute innovation, avec des programmes de très long terme », ce qui est « une force » pour l’armée française et ses « exportations », a souligné Emmanuel Macron. Mais au vu de ce qui se passe en Ukraine, « nous devons maintenant, entrant dans une période de guerre, savoir produire plus vite, plus fort certains types d’équipements. C’est une réorganisation profonde », a-t-il poursuivi.

 

 

Selon le chef de l’État, cette adaptation du modèle industriel français sera l’un des enjeux de la mission confiée au ministre des Armées et au chef d’état-major des Armées, à qui il a demandé mi-juin de réévaluer la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025.

 

Sergueï Lavrov pousse un coup de gueule contre l’Occident

Face à ces multiples prises de parole de l’Occident, la Russie n’est pas restée de marbre. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré : « Le rideau de fer, de fait, il est déjà en train de s’abattre », faisant écho à la célèbre phrase de Winston Churchill, lors d’une conférence de presse à Minsk avec son homologue biélorusse Vladimir Makeï. « Que (les Occidentaux) fassent attention et qu’ils ne se coincent pas (les doigts) dedans. Le processus est en cours », a-t-il ironisé.

 

Selon Sergueï Lavrov, l’UE « ne montre aucun intérêt à comprendre les intérêts » russes et ses décisions sont dictées « par Washington ». Le ministre a jugé que le sommet de l’Otan cette semaine démontrait que les États-Unis veulent « soumettre tous les États à leur volonté ». « Ce rideau de fer est érigé aujourd’hui par les Occidentaux eux-mêmes », a renchéri son homologie biélorusse.

 

La formule de Churchill d’un rideau de fer s’abattant sur l’Europe en 1946 illustrait la séparation du continent européen entre les pays capitalistes et le bloc soviétique, donnant naissance à la guerre froide.

 

Source: lepoint

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.