Lutte contre le terrorisme dans le monde : Bienvenue à tous sauf… la Russie !

Le combat contre le groupe Etat islamique (EI ou Daesh) est aujourd’hui une préoccupation de tous les Etats et nations civilisés. Il prend même souvent l’allure d’une affaire de “mode” depuis quelque temps. 
Tant le monde entier, ou presque, veut y participer directement ou y contribuer indirectement. Chacun selon ses moyens et ses intérêts.

Cependant, ces jours-ci, d’aucuns s’inquiètent de l’intérêt de plus en plus marqué de la Russie à y jouer également sa partition. Ce qui ne manque pas d’inquiéter certains. Si ce n’est déjà un tollé généralisé. Pourquoi ? Allez-y comprendre quelque chose ! Sinon, si effectivement l’objectif visé par tous est de vaincre l’EI, où est le problème ?

Par ailleurs, la Russie n’a-t-elle pas déjà été sévèrement frappée par le terrorisme plus que certains pays qui se veulent actuellement le leader incontesté de la lutte contre cette vermine ? En effet, qui ne se rappelle des attentats meurtriers qui ont endeuillé des dizaines, voire des centaines de familles dans ce pays ces dernières années ?

Quoi de plus normal alors que ce pays veuille “assurer ses arrières” en maintenant loin de ses frontières “ces fous de Dieu” formés et équipés par d’autres (souvent les mêmes qui se cachent derrière cette lutte déguisée).

Malheureusement, on a l’impression que tout ce que fait Poutine ou la Russie de Poutine est perçu ou présenté à tous les coups par certains en “mal” ou “mauvais”. Il a suffi que la presse internationale ou certains réseaux sociaux parlent d’un regain d’activités militaires de la Russie en Syrie pour que d’autres médias s’en émeuvent avec une telle frénésie qui frise à la limite le ridicule à bien des égards.

Et pourtant, les opinions sont loin de faire l’unanimité à ce sujet. Positionnement géostratégique, quand tu nous tiens…! A force de vouloir peindre Poutine comme “le grand Satan”, ses détracteurs ne s’occupent-ils pas ainsi de faire à moindre frais son marketing ou communication politique auprès d’une frange importante de l’opinion internationale ?

Cette façon de procéder risque à la longue de produire sûrement l’effet contraire escompté. A-t-on besoin d’être sorti de prestigieuses universités de sciences Po pour s’en convaincre ? Assurément pas. Cependant, rien à faire. Aucune possibilité de bon sens !

Heureusement que de mieux en mieux “on semble avoir tout compris”, comme le dirait Tiken Jah Fakoly.

B. Sidibé

 Source: L’Indicateur du Renouveau
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