Israël frappe la Syrie en représailles à des tirs de roquettes

L’armée israélienne a lancé jeudi 20 août au soir des attaques d’artillerie et des bombardements sur le plateau du Golan contre des positions de l’armée syrienne, en réponse à quatre tirs de roquettes vers le nord d’Israël et la partie occupée du Golan, qui n’ont pas fait de victime.

rebelles syriens entrainement formation arme

Un responsable militaire israélien a précisé qu’Israël n’avait pas « à ce stade » l’intention de déployer des renforts sur le plateau du Golan. « Nous ne souhaitons pas être impliqués dans la guerre en Syrie », a-t-il réaffirmé.

En soirée, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un réseau de sources à travers la Syrie, a évoqué un nombre indéterminé de morts parmi les soldats syriens. Selon l’agence officielle syrienne SANA, un hélicoptère israélien a tiré plusieurs roquettes dans le secteur de Qouneitra, visant un bâtiment abritant la direction des transports et un autre bâtiment officiel syrien, sans faire de victime.

Israël accuse l’Iran

Un responsable militaire israélien a accusé un haut responsable iranien d’être le « cerveau » à l’origine des tirs de roquettes. Selon ce responsable, Saïd Izadi, le chef de la branche palestinienne de la force iranienne d’élite Al-Qods est l’instigateur de cet « acte d’agression perpétré par le Jihad islamique » contrôlée par l’Iran. Le ministre de la défense israélien Moshé Yaalon a, pour sa part, accusé dans un communiqué l’Iran de vouloir « ouvrir un nouveau front terroriste contre Israël sur le plateau du Golan ».

Le Jihad islamique a, quant à lui, démenti être à l’origine des tirs de roquettes. « Il s’agit d’une tentative de l’occupant [israélien], de détourner l’attention des crimes contre les prisonniers palestiniens et en particulier contre Mohammed Allan », selon un communiqué qui fait allusion au détenu palestinien qui a observé une grève de la faim de deux mois à laquelle il a mis fin jeudi après avoir été hospitalisé et après la suspension de sa détention sans jugement par la justice.

Israël et la Syrie officiellement en guerre

Israël occupe depuis 1967 quelque 1 200 km² du plateau du Golan, qu’il a annexés en 1981. Environ 510 km² restent sous contrôle syrien. L’annexion par Israël est jugée illégale par la communauté internationale.

La province de Qouneitra, en grande partie située sur le plateau du Golan, est tenue en majorité par les rebelles mais comprend une poignée de villages et localités aux mains du gouvernement syrien.

L’aviation israélienne a frappé l’armée syrienne et le Hezbollah – qui combat en Syrie aux côtés du régime – à plusieurs reprises depuis mars 2014 dans la région du Golan. Le 18 janvier, six combattants du Hezbollah, dont le fils d’un important dirigeant ainsi qu’un général iranien avaient été tués dans un raid.

Bien qu’Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre, la ligne de cessez-le-feu était considérée jusqu’au début du conflit, comme relativement calme depuis l’armistice de 1974.
Source: lemonde

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.