Hollande veut « rassembler » autour du débat sur la fin de vie

Rassembler autour de la fin de vie. Voilà l’intention de François Hollande pour le projet de loi sur la question. « Je souhaite que ce texte puisse être élaboré sans polémiques, sans divisions et simplement dans l’idée qu’un cheminement est possible pour rassembler toute la société », a-t-il déclaré, mardi 14 janvier, rappelant que des cas douloureux viennent de marquerl’actualité.

Un sujet sensible pour lequel les opposants au mariage pour tous ont déjà prévenu qu’ils pourraient redescendre dans la rue. La ministre de la santé mènera les consultations nécessaires « pour qu’un accord le plus large possible puisse être trouvé », a précisé le président.

 François Hollande président français

Déjà, l’annonce que seraient consultées les religions lors de ses vœux à leurs représentants avait été comprise comme un souhait de ne pasréitérer les crispations. La liste est longue des autres acteurs concernés : médecins, soignants, associations se positionnant pour ou contre une évolution de la loi Leonetti instaurant le principe du « laisser mourir »…

Lire (en édition abonnés) : La société civile s’empare du débat sur la fin de vie

« FLOU »

C’est dès juillet 2012 que le président avait lancé la réflexion sur l’aideà mourir. En février, il recevra le rapport du comité consultatif national d’éthique (CCNE), synthèse des travaux engagés : rapport de la mission Sicard, avis du CCNE et d’un panel de citoyens, remontées des comités de réflexion régionaux d’éthique.

Ceux qui attendaient des précisions sur ce que veut le président, lui-même et précisément, devront encore patienter. Il s’est contenté d’énoncer son souhait de « permettre à toute personne majeure, atteinte d’une maladie incurable provoquant une souffrance psychologique, physique insupportable et qui ne peut être apaisée, depouvoir demander, dans des conditions strictes, une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

Des termes quasiment identiques à ceux de son engagement de candidat. Or les débats, depuis 2012, ont porté sur des notions plus précises comme le droit à une sédation terminale (endormissement) ou le suicide assisté. Le président « reste flou et ne favorise pas la clarté pourtant nécessaire au débat public sur ce sujet complexe », a réagi le député UMP Jean Leonetti, dont la loi avait été votée à l’unanimité. Mais s’il avait tranché avant d’avoir consulté, cela lui aurait été reproché.

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