Attentats de Paris : Mohamed Amine Ibnolmobarak, un esprit sain

Ils étaient burkinabè, tunisiens, algériens, maliens, congolais ou « français d’origine » ; chrétiens, musulmans, juifs ou athées. Vendredi 13 novembre, une dizaine d’entre eux, jeunes pour la plupart, sont morts à Paris lors des attentats perpétrés dans le nord-est de la capitale française. Parmi eux, Mohamed Amine Ibnolmobarak.

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Mohamed Amine Ibnolmobarak, 29 ans, était un garçon sérieux, croyant, discret dans sa foi. Vendredi 13 novembre, il prenait un verre à Paris avec Meya, sa jeune épouse et associée dans leur cabinet d’architecture, au bar Le Carillon, lorsqu’il a essuyé une rafale de tirs. Il est décédé sur le coup. Meya, grièvement blessée à la jambe, s’en est sortie après des heures d’opération.

Né à Rabat, Mohamed Amine Ibnolmobarak avait grandi dans un environnement studieux et sportif. C’est dans cet esprit qu’il avait gravi sans difficulté les échelons scolaires au lycée Descartes de Rabat. Champion de natation dans sa jeunesse, il était ensuite parti en France. Et y avait réalisé un projet de fin d’études d’architecte sur l’exploration des flux du pèlerinage à La Mecque.

Sa cousine, Najlae Benmbarek, attachée au Conseil économique, social et environnemental du royaume, se souvient. « Cet été encore, on l’avait vu, radieux à son mariage au Maroc. C’était un garçon aimé de tous, avec une vraie personnalité et des valeurs. Il avait reçu un legs spirituel important. Outre sa disparition, nous sommes tous en colère contre ceux qui perpétuent de tels actes au nom de l’islam. » La dépouille de Mohamed Amine Ibnolmobarak a été rapatriée à Rabat. Beaucoup d’amis de jeunesse se sont rapprochés de la famille de celui qui, précise sa cousine, avait « une belle âme ».

Source: Jeune Afrique

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