Arizona: exécution, 34 ans après

Un septuagénaire a été exécuté aujourd’hui en Arizona (sud-ouest), après avoir souligné dans sa dernière déclaration avoir passé près de la moitié de sa vie en prison pour le meurtre d’un vieil homme, a-t-on appris auprès des autorités

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pénitentiaires. Edward Schad, 71 ans, a été déclaré mort à 10H12 locales (17H12 GMT) par injection létale, a indiqué à l’AFP Doug Nick, porte-parole des prisons de l’Arizona. “Bien, après 34 ans, je suis libre de m’envoler vers la maison. Merci gardien. C’est ma dernière déclaration”, a dit le condamné, alors qu’il était déjà attaché à sa table d’exécution.

Il avait été condamné à mort en 1980 pour le meurtre deux ans plus tôt de Leroy Gore, 74 ans, qui avait quitté la ville de Bisbee, en Arizona, au volant d’une Cadillac neuve pour aller voir sa soeur dans l’Etat de Washington (nord-ouest). Huit jours plus tard, le corps du septuagénaire avait été retrouvé, une corde autour du cou, dans les broussailles en bord d’autoroute. Schad avait été arrêté un mois plus tard dans l’Utah voisin (ouest), conduisant la Cadillac de la victime et en possession de ses cartes de crédit.

Tous ses appels avaient échoué. Il avait invoqué en dernier ressort le barbiturique utilisé pour l’injection létale en Arizona, accusant l’Etat de recourir à un produit non approuvé par l’agence fédérale de réglementation des médicaments. Plusieurs Etats américains sont confrontés à une pénurie de pentobarbital, l’anesthésiant utilisé pour les exécutions par intraveineuse, depuis que le fournisseur danois refuse d’en vendre pour cette utilisation. Certains, comme le Texas (sud), se tournent vers des préparateurs en pharmacie non agréés pour s’approvisionner, et doivent faire face aux plaintes de condamnés qui arguent du risque de souffrances atroces avec un produit non homologué risquant d’être contaminé.

Un scandale avait éclaté en novembre 2012 autour de ces sociétés de préparation en pharmacie, qui sont placées sous l’autorité des Etats et non de la loi fédérale régissant les grands laboratoires. L’un de ces laboratoires avait été jugé responsable d’une épidémie de méningite mortelle par manque d’hygiène.

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