AQMI : quand la France et l’Europe financent le terrorisme au Mali

Les prises d’otages sont devenues une véritable entreprise lucrative pour AQMI qui a compris que les Etats européens sont prêts à tout pour sauver leurs ressortissants. Quand bien même s’il faut financer le terrorisme en échange de la libération de leurs otages.

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Le « New York Times », le célèbre journal américain, lève le voile sur une pratique que les pays concernés n’ont jamais reconnue officiellement mais qui est un secret de polichinelle pour qui s’intéresse tant soit peu à la question.

Selon le « New York Times », la France, principal acteur de la lutte anti-terroriste dans le sahel, est le pays qui renfloue le plus les caisses de la nébuleuse. Paris a payé près de 60 millions de dollars de rançons à Al-Qaida et à ses groupes affiliés dont plus de 40 millions payés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) pour libérer, en 2013, les quatre otages au Mali. Viennent ensuite la Suisse (12,4 millions), l’Espagne (5,9 millions) ou l’Autriche (3,2 millions).

En tout, dans le monde, Al-Qaida et ses groupes affiliés ont empoché au moins 125 millions de dollars de rançons depuis 2008, dont 66 millions rien qu’en 2013. Une période qui correspond à l’année du déclenchement de l’intervention militaire française au Mali.

Les rançons sont payées via l’aide au développement

Selon le quotidien new-yorkais, la France verse ses rançons à travers des aides au développement déguisées ou des intermédiaires comme le géant du nucléaire Areva. Mais la France n’est pas le seul pays à agir ainsi. La Suisse et l’Allemagne procèdent de la même manière. Ça a été le cas en 2009 lorsque qu’une femme allemande, un couple suisse et un Britannique, ont été enlevés au nord du Mali.

Face à l’intransigeance du gouvernement britannique à payer la rançon, Edwin Dyer, l’otage britannique, fut tué par le groupe terroriste tandis que les ressortissants suisses et allemand, ses codétenus, furent libérés après le versement d’une rançon de 8 millions d’euros, selon l’un des négociateurs suisses.

La même année, l’ont a voté à Berne, la capitale suisse, un budget national qui « a soudainement accordé une ligne supplémentaire pour l’aide humanitaire pour le Mali », a ajouté la même source au « New York Times ».

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