Mali : le gouvernement veut assurer l’employabilité des étudiants

Au Mali, le taux d’insertion professionnelle des diplômés du niveau licence reste faible. Plusieurs d’entre eux passent près de 2 ans avant de se lancer dans la vie active. Une situation qui tire son origine de l’échec de l’application du système LMD dans les programmes d’enseignement.

Le ministre malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Keïta (photo), a présidé la semaine dernière un séminaire dont l’objectif est d’élaborer des stratégies pour l’employabilité des étudiants diplômés, notamment les détenteurs d’une licence.

Pour cette tâche, le membre du gouvernement s’est entouré de ses homologues de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Education nationale ainsi que le représentant du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social.

« Ce vaste chantier de l’insertion professionnelle mobilise chacun des ministres ici présents, sous la haute autorité du président de la Transition et du Premier ministre, et il nous paraissait impérieux de conjuguer les compétences et les expériences de nos départements respectifs, pour traiter avec efficacité le problème singulier de l’employabilité des diplômés du grade de licence malienne », a noté Amadou Keïta.

Cette rencontre est née du constat selon lequel le taux d’insertion des titulaires de licence que ce soit dans la fonction publique ou dans le secteur privé formel est faible. Une étude réalisée par l’Observatoire national de l’emploi et de la formation du Mali révèle que 30% de ces diplômés de la promotion 2015-2018 ont passé en moyenne les 21 premiers mois de leur vie active en chômage.

Les autorités reconnaissent que cette situation est une conséquence de l’échec du système Licence-Master-Doctorat (LMD) dont un des principaux rôles est de professionnaliser les enseignements. Dans cette optique, l’une des résolutions à implémenter devrait consister à améliorer les programmes de formation, afin de les aligner aux besoins du marché de l’emploi. Les efforts iront dans le sens de donner une nouvelle dynamique à ce système d’enseignement.

En outre, il a été décidé de faciliter l’accès de ces diplômés dans la fonction publique. Il en est de même pour le secteur privé. Ce qui permettra au pays de compter sur cette ressource humaine pour son projet de relance économique et de développement durable.

Vanessa Ngono Atangana

 

Agence Ecofin

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