Sans Tabou: exploitation illégale de l’or, qui protège ces étrangers indélicats ?

« Le vendredi 4 novembre, dans la zone de Kéniéba, l’équipe du Haut fonctionnaire de Défense du MMEE, le Colonel major Nicolas Cissé, avec l’appui de la Direction Nationale de la Géologie et des Mines, (DNGM), a repris du travail avec le démantèlement d’un site d’extraction frauduleuse et l’interpellation de 2 orpailleurs illégaux de nationalité étrangère. De même, 2 pelleteuses et 1 bulldozer ont été saisis. Trois jours plus, le 7 novembre, l’équipe a procédé à la fermeture d’un site d’extraction illégale à Kandiolé. Au cours de la même opération, 7 orpailleurs clandestins de nationalité étrangère, dont une femme, ont été interpellés. Leur équipement utilisé comprenait 8 pelleteuses, 4 tricycles, 1 véhicule pick-up double cabine, 4 Motopompes et 2 Groupes électrogènes, tous saisis », voilà la triste réalité de l’exploitation frauduleuse de nos ressources minières et de l’agression de notre environnement par des étrangers en complicité avec des maliens.

 

C’est la énième fois que le ministère des Mines, de l’énergie et de l’eau relate ces pratiques inimaginables sous d’autres cieux. Malgré les mesures prises, ces pratiques dangereuses pour l’environnement continuent de plus belle. Qui protège donc ces étrangers indélicats qui mettent en péril l’avenir des générations actuelles et futures ?

Depuis des années, les populations de certaines localités de notre pays ne cessent de se plaindre de l’activité aurifère de certains ressortissants étrangers. Cette activité qui se fait en violation des lois maliennes contribue énormément à la dégradation du sol et menace l’Agriculture qui est l’une des activités économiques principales dans notre pays.

Non seulement les terres sont expropriées, mais elles sont aussi rendues inexploitables par la suite due aux techniques d’exploitation employées.

Bien que les autorités compétentes multiplient les descentes sur le terrain et procèdent régulièrement à des interpellations, ces pratiques choquantes, qu’aucun pays ne va accepter sur son territoire, continuent de plus belle.

Contrairement à l’orpaillage traditionnel pratiqué dans notre pays depuis l’antiquité, ces étrangers le font avec des machines sophistiquées et des produits dangereux pour la santé et l’environnement. Pire encore, ils envahissent le lit des cours d’eau, au moyen de drague.

Le hic est que certains se sont associés à des Maliens, ne payent ni les taxes prévues par les textes, et ne respectent non plus les normes environnementales.

L’on apprend que le vendredi 4 novembre, dans la zone de Kéniéba, l’équipe du Haut Fonctionnaire de Défense du MMEE, le Colonel Major Nicolas Cissé, avec l’appui de la Direction Nationale de la Géologie et des Mines, (DNGM), a repris du travail avec le démantèlement d’un site d’extraction frauduleuse et l’interpellation de 2 orpailleurs illégaux de nationalité étrangère. De même, 2 pelleteuses et 1 bulldozer ont été saisis.

Toujours selon le communiqué du ministère, trois jours plus tard, le 7 novembre, l’équipe a procédé à la fermeture d’un site d’extraction illégale à Kandiolé. Au cours de la même opération, 7 orpailleurs clandestins de nationalité étrangère, dont une femme, ont été interpellés et leurs équipement saisis.

L’on apprend que les personnes interpellées et les équipements ont été mis à la disposition de la justice.

Tenez-vous bien, le ministère des Mines informe qu’à ce jour, plus d’une centaine d’orpailleurs illégaux, principalement des étrangers, ont été arrêtés sur les zones minières.

Aussi des dizaines d’engins roulants et équipements divers dont des pelleteuses ont été saisis et mis à la disposition de la justice par la brigade conduite par le Haut fonctionnaire de Défense du Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau.

Au regard de la gravité des faits, il est grand temps que les autorités adoptent des mesures plus fortes contre ces étrangers et leurs complices nationaux qui s’adonnent à l’exploitation illégale de nos ressources minérales aux conséquences néfastes pour notre économie et pour notre environnement.

PAR MODIBO KONÉ

Source : Info-Matin

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