La lumière … les ténèbres ne l’ont point reçue

La question se précise de jour en jour. Ces gens qui nous gouvernent veulent-ils le bien de ce peuple et peuvent-ils résoudre les préoccupations des Maliens ? S’ils le veulent, ils ne savent pas comment s’y prendre. Je leur propose la solution : faire face aux vrais problèmes et les résoudre à la satisfaction des Maliens ; et abandonner les attaques de personnes, comme ne le feraient pas un clochard.

 

Boukary Daou directeur publication journal republicain

 

Il a suffit qu’un parti politique critique le pouvoir sur sa gestion, puis les incultes politiques se mobilisent pour orchestrer des attaques personnelles, comme si on n’en avait pas le droit. A ce rythme où allons-nous ?

 

Arrêter surtout de déférer cette salle besogne à la presse, dont la mission est plus noble et saine. Certains d’entre nous se sont prêtés à ce jeu hélas. Il faut laver le linge, nous ferons ce qu’il faut pour ramener à la raison les brebis galeux ; les extirper des griffes du pouvoir.

 

Nous ne comprenons pas cet « embrouillamini » dans lequel certains se sont exprimés. Nous ne répondrons pas à cet obligé de Koulouba qui aura sa réponse. Nous ne perdons pas le temps sur des attaques personnelles, des fioritures concoctées par des spécialistes de débats déplacés, qui ont choisi de tourner le dos aux vraies questions de préoccupations nationales.

 

Comme leur mentor perché haut, ils ont choisi d’ignorer l’honneur du Mali et le bonheur des Maliens pour tomber et s’enliser dans les débats de caniveaux, et dans lesquels, ils cherchent à nous entrainer, pour nous détourner de notre voie. Nous ne les suivrons pas dans la voie des ténèbres. Il ne sera jamais question de déplacer les questions nationales au niveau d’une stupide partie de ping-pong entre journalistes. Quelle incurie que de se prêter à ce jeu !

 

Seule l’unité de la presse nationale vaut aujourd’hui. Maintenant, plus que jamais, les organes de régulation ont de la matière. Pourquoi ne pas la saisir et la modeler, pour en faire un produit de valeur et de référence, utile pour l’avenir, exemplaire pour le Mali et l’Afrique. Et maintenir notre pays à l’avant-garde des avancées démocratiques et de la sauvegarde d’une presse libre, qui ne se laisse pas instrumentaliser par le pouvoir dont l’intention est claire vis-à-vis de la presse: en faire un instrument pour asseoir une tolérance zéro à la liberté d’opinion.

 

Le 26 mars vous dit-il quelque chose ? Avez-vous oublié ces idéaux pour lesquels des Maliens sont morts en mars 1991, et les larmes abondantes d’IBK devant le monument des martyrs ce 26 mars 2014 ? Qu’en pensez-vous ?

 

Avez-vous oublié les promesses faites aux Maliens ? L’idéal qui galvanisa les 77 % que vous revendiquez. Kidal est toujours sous occupation et l’insécurité toujours croissante dans les régions du nord et d’ailleurs partout au Mali. Les revenus des Maliens moyens, la situation de l’école malienne, l’eau et l’électricité, la situation des commerçants maliens. Et pendant ce temps, vous êtes-vous interrogés sur le train de vie de nos gouvernants et des nouveaux princes ? A côté de ses réalités, des attaques de personne, des querelles de clochers ont-elles une place ? L’obligé de Koulouba qui a un projet de querelles stériles et improductives presse-presse doit compter sur d’autres, nous n’agissons pas comme quelqu’un qui est programmé, encore moins comme « une bête blessée ». Mieux, nous n’allons pas permettre ce petit jeu de fainéants, qui ne se soucierait pas de notre pays quand il tangue.

 

S’agissant de presse nationale, de floraison de la presse privée chez nous au Mali, on sait un peu, comment est née et a évolué dans ce pays, cette expression de la pluralité des opinions, de la liberté et de la tolérance. On sait quels en sont les acteurs et qui n’ont été que de vils profiteurs de circonstances … A suivre.

B. Daou

SOURCE: Le Républicain
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