En un mot : Le feu de la passion

La crise du football prend une nouvelle tournure. Après le temps des violences verbales et physiques dans les stades, sur les réseaux sociaux et dans la presse, les protagonistes se transportent dans la rue. Pour durcir leurs positions.

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La semaine dernière, les partisans du rétablissement du comité exécutif de la Fémafoot ont battu le pavé et remis un cahier de doléances au chef du gouvernement. Mardi, les partisans du Comité de normalisation (Conor) ont aussi marché et remis une déclaration au Premier ministre.

Cette guerre ouverte autour du sport roi doit nous amener à méditer sérieusement car, il faut se méfier de l’eau qui dort. En réalité, la division des sportifs aujourd’hui se répercute sur les relations amicales, politiques, économiques, etc. Les décideurs devront considérer la situation avec sérénité et agir dans l’intérêt exclusif du sport. Il s’agit de mesurer le pour et le contre de chaque acte posé. Qu’est-ce que la suspension du Mali par les instances internationales ou le retour, le rétablissement du bureau fédéral peut nous apporter comme bénéfice durable ?

De toute façon, dans le contexte d’état d’urgence, alors que ce motif est avancé pour contrer les autres mécontents de la République, il est presque indécent d’autoriser pro et anti-Fémafoot à battre le pavé.

On a tous l’impression que quelqu’un ne veut pas de l’apaisement dans ce pays et joue avec le feu. Or le feu de la passion peut porter loin tout comme il peut détruire définitivement.

DAK

 Par L’Indicateur du Renouveau –

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