Édito : Maintenir au Mali une paix qui n’existe pas

Cela fait 7 ans que l’Organisation des Nations unies (ONU) a atterri sur notre territoire pour mettre sa bouche, ses mains, son pied et son argent dans nos affaires. À savoir  que les connaisseurs de ce genre d’intervention tel que Dr Oumar MARIKO et son MP23 étaient contre et avaient averti le peuple. Cela fait sept ans que cette organisation est présente sur le territoire malien au motif qu’elle est là pour maintenir une paix qui n’existe que dans le conte des mille et une nuits. Au bout d’un an, nous avons constaté que cette force était plutôt  là pour servir les intérêts d’une certaine puissance. De résolutions fortes à résolutions faibles, nous les avons toutes vues à l’œuvre.  C’est le même résultat que la grenouille qui se lave les pattes.

 

Voilà qu’en pleine crise de gouvernance au Mali cette organisation profite pour prolonger son mandat d’un an à l’insu des Maliens et sans prendre  en compte l’avis des populations.Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies Antonio Guterres a dans son récent rapport, relevé que les forces gouvernementales, les forces étrangères et les populations civiles continuent d’être la cible des groupes extrémistes violents. Parallèlement pour cacher la carence de la Minusma, il met  le doigt sur les violations des droits de l’homme attribué aux FAMA.

C’est dans ce contexte que le conseil de sécurité a décidé, à l’unanimité, de proroger,  d’un an, le mandat de la mission multidimensionnelle intégrée de Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) jusqu’en juin 2021 avec le même nombre d’effectifs et un budget en légère croissance estimé  à environ à 600 milliards de FCFA, ce qui fait de la MINUSMA la troisième mission  de maintien de la  paix la plus coûteuse au monde.

La Résolution qui a été votée dimanche tard dans la nuit, devrait redéfinir de nouveaux  indicateurs de progrès sur l’accord pour la paix et la réconciliation, pour la section désarmement, démobilisation ,réinsertion et de réintégration, pour la réforme constitutionnelle et pour la mise en place de la zone de développement du Nord.

Elle fixera aussi pour la première fois des référentiels sur les régions de Mopti et Ségou, où la situation n’a cessé de se dégrader, et où 580 personnes ont été tuées depuis janvier 2020.

Enfin, le texte clarifiera encore le soutien de la MINUSMA à la force  conjointe du G5 Sahel pour plus d’efficacité lors des missions sur le terrain.Et pourtant la société civile et les organisations religieuses avaient en avril 2020 demandé des comptes à la MINUSMA concernant leur bilan, car  plus le nombre de ses éléments augmente, plus la guerre atteint le centre, que les forces Onusiennes évitent à tout prix.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Si tout le budget de la loi de Programmation et d’orientation militaires n’avait pas été bouffé  ‘’ par IBK et sa gouvernance, le peuple pouvait dire merci à la Minusma!

Badou S Koba

Source : Le Carréfour

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