Edito : le Mali est éternel !

Un peu, passionnément, beaucoup, à la folie…Difficile de dire à quel degré on aime critiquer, accuser, dramatiser, détruire et dénigrer.

drapeau mali vert jaune or rouge couleur flotte

Si le Mali n’était pas éternel, il allait disparaître de la carte du monde depuis belle lurette. Rien que par les esprits maléfiques de certains de ses fils. Autant nous restons insatisfaits des dirigeants que le destin a donné la gestion de notre pays, autant ceux-ci ne se soucient point de ce pays pauvre dont tout le nom se prononce sans fatiguer la langue.

Si nous savions que le bon sort de notre pays était entre les mains de ces pseudos communistes des premières heures de notre indépendance, on n’allait pas sortir pour applaudir le coup d’Etat des bidasses du CMLN.

Si nous avions compris que les 23 ans de l’UDPM avaient permis de restituer à notre nation ses vertus historiques, on n’allait pas chasser par une insurrection populaire GMT et ses pontes.

Si nous étions conscients des vraies ambitions de cette bande d’enseignants, on n’allait jamais leur permettre de régner sur notre pays dix ans durant.

Si nous avions su que le soldat de la démocratie était un homme  en crise de personnalité, on n’allait jamais lui permettre de siéger à la tête de notre pays avec sa méthode opportuniste.

Si nous avions mesuré à sa juste valeur les grands chantiers réalisés par les dix ans du PDES, on n’allait aucunement applaudir des pieds et des mains la mutinerie sanctionnée de coup d’Etat des « opiomanes » de Kati.

Si nous étions imprégnés de la médiocrité ‘’gestionelle’’ du Mandé Massa, on n’allait jamais sortir en nombre pour lui accorder nos suffrages.

Enfin, si nous pouvions comprendre que ceux qui critiquent avec véhémence aujourd’hui, feront pire quand ils seront aux affaires, on n’allait jamais leur prêter oreille.

En réalité, nous sommes en manque d’une réelle autocritique, d’un grand dessein et d’un devoir de sacrifice. Coupables de ne pas voir assez grand dans l’immensité du possible. Et de privilégier les enjeux viciés, sectaires et émotionnels.

Nous sommes toujours forts dans la complainte mais rarement dans la plainte.

Nous sommes toujours contents de recevoir l’aide de l’extérieur, mais nous sommes toujours frustrés, outrés et révoltés quand c’est nous qui devons faire cela pour lui.

Or, les hommes passent, posent des actes, que le peuple cautionne, peu ou pas, mais le pays restera intact. Car le Mali est eternel.

Moustapha Diawara

SOURCE: Tjikan  du   16 déc 2014.
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