Edito : garde-à-vous : Oui à la guerre, non à la précipitation

Attention au piège

L’offense faite à l’Etat du Mali par les séparatistes du MNLA à l’issue de la visite du premier Ministre à Kidal ne doit pas précipiter le pays dans une guerre mal préparée.

 

 armee malienne waraba helou sigi balanzan militaires soldats gtia eutm geurre patrouille

Bien entendu, pour la énième fois, c’est toute une nation qui fut humiliée suite aux actes provocateurs, barbares et ignobles du MNLA. Toute chose qui a précipité l’escalade militaire. Répondant à l’affront, le premier Ministre a parlé de déclaration de guerre. Une position partagée par la quasi-totalité de ses compatriotes dont le président de la République. Bien entendu, l’affront mérite une réaction appropriée. Mais non dans la précipitation. Et pour cause.

Il s’agira, indubitablement d’une guerre de longue durée, avec ses éventuels succès et revers, nécessitant par conséquent une bonne préparation morale mais aussi d’importantes ressources financières et logistiques. Et surtout, un mental d’acier.

Les militaires maliens n’ont pas en face d’eux une armée classique respectueuse des règles de la guerre conventionnelle. Il s’agit de jihadistes et de narcotrafiquants n’hésitant pas à prendre femmes et enfants comme boucliers humains, à exécuter les prisonniers, à commettre un génocide… Il s’agit de criminels et non de soldats.

A cela, il faudra bien ajouter les ambigüités de certains pays limitrophes, voire de la communauté internationale.  Nul ne peut désormais jurer de la foi de tous les acteurs. Et pour cause.  «Serval» et MUNISMA n’ont levé le petit doigt lors de la visite du PM à Kidal et, on le sait désormais, les renforts reçus par le MNLA sont vénus de la frontière algérienne, ce voisin jaloux de son pré-carré dans la sous-région et quelque peu agacé par les nouvelles amours que le Mali entretient désormais d’avec son frère ennemi : le Maroc.

Par ailleurs, faut-il exclure que tout les actes de provocations posés par le MNLA suite à la visite de Moussa Mara ne constituaient ni plus moins un piège ? Tout l’indique aujourd’hui à la préparation de laquelle, des «alliés» insoupçonnables peuvent éventuellement participés.

B.S. Diarra 

SOURCE: La Révélation
Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.