Edito : Et pourtant, il y a haute trahison

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Il y a quelques semaines, la plainte d’une association, dénommée BIPREM, à l’endroit du Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta pour haute trahison avait suscité une vive tension dans la classe politique, la société civile malienne et par delà le monde entier avec des commentaires sur des antennes comme RFI.

Cette décision courageuse des responsables du BIPREM, Lassine Diawra et Bocari Dicko, résulte de la déception de l’association quant à la gestion du président de la République. Cet homme, que l’association a par ailleurs soutenu pour son accession à Koulouba.

La démarche rejetée par bon nombre d’alliés reste d’actualité, car les faits sont têtus. Au nombre des scandales cités par le BIPREM s’ajoute la gestion combien désolante de l’affaire Kidal par les autorités maliennes. Soutien moral en prime pour la tenue d’un forum suivi d’une contribution d’environ 400 millions de nos francs soutirés du trésor malien. Quelle fut la surprise du peuple malien, le discours d’ouverture du président du forum, Mr Intallah, qui insiste sur l’existence du territoire  AZAWADIEN et son peuple. Mais aussi des expressions comme le Gouvernement du Mali ou la République du Mali qui laissent entendre une autonomie ou l’indépendance.

Malgré la colère du peuple malien, le régime est resté muet. Aucune explication face à un tel agissement désolant, car le Mali traine le pas depuis plus de trois ans à cause de cette partie où les lois de la rébellion touarègue et les terro-djihadistes règnent.

Le qualificatif de haute trahison sied bien à l’actuelle gestion du pays. Les espoirs sont déçus et le Mali d’avant respirait le bonheur à celui infernal d’aujourd’hui.

Qu’ils l’acceptent et se mettent au travail pour le Bonheur du Mali.

Boubacar Yalkoué

Source : Le Pays

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