De quoi je me mêle : Capitaine Ebola et Madame Bissap

Ce n’est peut-être pas très patriotique de chercher à faire rire quand la nation, tout souffle retenu, regarde vers Alger où se déroule le second round des pourparlers inter-maliens.

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Mais, signe que nous sommes dans le même bateau, j’ai demandé à nos ulémas – les mêmes prieurs professionnels- de prier pour que ces pourparlers soient brefs. Pas question qu’ils s’étalent sur 21 rounds, comme les accords de Naivasha, géniteurs du Sud-Soudan.

Ensuite, il s’agit toujours de l’Algérie. De foot cette fois, pas de paix. De Can 2015, pas de canon. Jour J donc. Nos garçons cartonnent la fière équipe algérienne. La même qui a séduit le Mundial. Pourtant, avant la mi-temps, les gars de Boutef mènent 2 à 0. Tout change au retour des vestiaires. A la fin, furieuse, l’Algérie saisit la Caf : « les Maliens crachaient du sang et disaient à l’oreille de leurs adversaires qu’ils se croyaient pourtant guéris mais que monsieur Ebola est trop capricieux. Les Fennecs ont alors évité la balle et tout contact.

Normal alors qu’ils aient pris douze buts. Verdict de la Caf : « le Mali a gagné ». Ce que les algériens prenaient pour du sang n’était qu’un peu de bissap que les Maliens ont eu l’art de conserver dans la bouche à la mi-temps. Usurpation de brevet ? Ce n’est pas mon affaire mais celles des bandes de jeunes Guinéens inventeurs du manège pour écumer les confiseries de Conakry

Adam THIAM

SOURCE: Le Républicain  du   2 sept 2014.
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