Zones cotonnières de l’OHVN : CONSEILS PRATIQUES POUR UNE BONNE COMMERCIALISATION

La direction générale de l’Office a entrepris une campagne de sensibilisation et d’information des paysans

champ coton maliLe directeur général de l’Office de la Haute vallée du Niger (OHVN), le Dr Mamadou Kané, a entamé mardi par Faladié (à 95 kilomètres de Bamako dans le cercle de Kati) une mission de sensibilisation et d’information dans ses zones de production cotonnière. Objectif : prendre toutes les dispositions pour mener à bien la campagne de commercialisation et préparer la prochaine campagne agricole 2016-2017.

La délégation conduite par le directeur général a rencontré les paysans dans la salle de conférence de l’École catholique Saint Jean Bosco de Faladié. Ils sont venus de toutes les localités environnantes pour écouter la délégation et rencontrer pour la première fois le nouveau directeur général qui dirige leur structure d’encadrement
Seydou Bouaré, chef de division vulgarisation agricole, a rappelé les objectifs de production. Sur une prévision de production cotonnière de 16.394 tonnes pour toutes les zones de l’OHVN, Faladié a une part de 3.480 tonnes. L’OHVN, à l’instar de toutes les zones de production agricole du pays, a bénéficié de la subvention des engrais et des semences. Les semis de coton et des cultures vivrières (riz pluvial et nerica, mil, maïs, sorgho, arachide, niébé, fonio) ont été satisfaits entre 88 et 90% des objectifs de prévisions.
La mission a insisté sur le fait que les paysans doivent fournir un coton de qualité. « C’est la qualité qui fera mieux vendre votre coton. L’équipe mixte composée de deux paysans, dont un qui doit savoir lire et écrire correctement, et d’un agent de l’OHVN doit procéder au classement correct du coton. L’Office doit être une référence en la matière », a rappelé Mamadou Kané.
Les précautions à observer pour obtenir un coton de qualité ont été énumérées par la délégation. Tout d’abord, les paysans doivent veiller à bien récolter le coton dans les champs, le débarrasser de toutes les impuretés, le stocker dans des endroits propres et bien aérés, loin de toutes sources d’incendie, a rappelé Mme Diallo Mah Koné, le chef de la Division promotion des filières et marketing à l’OHVN. La récolte doit se faire à temps opportun, afin que le paysan puisse bénéficier de tous les avantages liés à cette disposition. La récolte précoce permet d’éviter les maladies sur les capsules, d’assurer à ces dernières un poids conséquent à la pesée et d’évacuer rapidement le coton vers les unités d’égrenage. Le paysan qui évacue son coton rapidement son coton vers l’usine pourra bénéficier d’un paiement diligent de son chargement, a-t-elle expliqué.


PLUS DE RIGUEUR DANS LE CLASSEMENT.
Mme Diallo Mah Koné a demandé aux paysans de bien faire sécher le coton, de ne pas le mettre sous les arbres afin d’éviter les chutes de feuilles mortes, de procéder au nettoyage des aires de stockage et de commercialisation du coton, des couloirs de circulation des camions qui viennent enlever ce coton. Aux coopératives de paysans, il est demandé le contrôle impératif de conformité des bascules avant les opérations de pesée. Ce contrôle indispensable permet d’éviter tout litige autour des poids obtenus pendant la pesée sur les aires de commercialisation et les vérifications faites avant l’accès à l’usine.
Mme Diallo Mah Koné a aussi demandé à l’équipe mixte d’être rigoureuse dans la détermination du choix du coton, afin de mieux le classer dans sa catégorie. Cela afin d’éviter toute contestation du classement effectué par l’Office de classement du coton.
Sur cette question délicate, le directeur général a rappelé que la Holding Compagnie de développement des textiles (CMDT) a évité l’année dernière des litiges avec les paysans des zones cotonnières de l’OHVN qui avaient présenté un coton dont la qualité ne répondait pas au choix convenu par les paysans. Mamadou Kané a souhaité que les paysans soient plus rigoureux dans la détermination du choix.
Mme Diallo Mah Koné a rappelé que le coton de 1er choix sera acheté au prix de 237,5 Fcfa le kilogramme, le 2è choix à 212,5 Fcfa le kg et le 3è choix à 192,5 Fcfa le kg. Les camions doivent être accompagnés par un convoyeur qui saura expliquer correctement les quantités et les choix opérés et identifier clairement les coopératives qui ont expédié leur coton à l’usine.
Dans un souci d’économie d’échelle, les camions qui viennent enlever le coton apportent avec eux les engrais destinés aux paysans. Ces derniers sont responsables de la manutention et doivent éviter d’immobiliser trop longtemps les véhicules pour le déchargement des engrais et le chargement du coton graine.

PISTES DEFECTUEUSES. Adama Kéita, le chef de la division aménagements et infrastructures routières, a expliqué le programme d’entretien des pistes rurales. L’OHVN a bénéficié de 200 millions de Fcfa pour assurer l’entretien d’une douzaine de pistes rurales, dont un pont qui sera construit à Bassabougou, a-t-il détaillé. La Cellule d’exécution des travaux routiers d’urgence (CETRU) avait promis d’entamer les travaux à la fin du mois d’octobre. Mais pour le moment, elle ne s’est pas annoncée dans les zones répertoriées, a constaté Adama Kéita.
Quand la parole a été donnée aux paysans, ils se sont plaints de l’insuffisance des quantités d’engrais subventionnés qu’ils reçoivent, du mauvais état des pistes qui desservent leurs localités. Certains d’entre eux ont souhaité une révision à la hausse des prix au producteur du coton graine. Des collègues convoyeurs des camions vers l’usine d’égrenage de Ouéléssébougou se sont, eux, plaints du manque de commodités (absence de latrines, de couchettes et d’eau) pendant leur séjour.
Le directeur général a apporté des réponses apaisantes à toutes les inquiétudes. Sur le chemin du retour, la délégation a vérifié l’état défectueux des pistes et s’est arrêtée à la mare de Djibroula. Elle a visité le logement, le magasin de stockage de produits et les bureaux délabrés de Adama Sangaré, l’agent de base de Néguéla.

M. COULIBALY

Source : Essor

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