Un stock de riz pour 17 jours, d’huile pour 44 jours, de lait pour 59 jours, de la farine pour 63 jours et du sucre pour 92 jours

Le ministre porte-parole du gouvernement, Mohamed Salia Touré a, au cours de son premier point de presse, fait le point de la situation des denrées alimentaires de première nécessité en cette veille de mois de Ramadan. Selon lui, le stock disponible d’aliments au Mali se présente comme suit : riz pour 17 jours, huile d’arachide 44 jours, le lait 59 jours, la farine  63 jours et le sucre  92 jours.

 

Le Conseil des ministres, qui se tenait depuis plusieurs mois en visioconférence, s’est réuni hier en présentiel et a adopté des projets de textes, procédé à des nominations et  a fait des communications. Après ce conseil, le nouveau porte-parole du gouvernement nommé, le 25 février dernier, Mohamed Salia Touré, accompagné du ministre de l’Industrie et du Commerce Harouna Niang, a aussitôt rencontré la presse pour faire le point des mesures prises contre la flambée des prix des denrées de première nécessité.

Il ressort des explications du ministre porte-parole du gouvernement que le Mali dispose d’un stock de riz pour seulement 17 jours. En clair, si des mesures drastiques ne sont pas prises pour le ravitaillement, le pays pourrait se retrouver en rupture de riz avant le mois d’avril. Lequel mois marquera le début du Ramadan au Mali. Si le stock de riz ne peut couvrir moins de 20 jours, ceux de l’huile d’arachide, du lait, de la farine et du sucre peuvent atteindre respectivement 44 jours, 59 jours, 63 jours et 92 jours.

En plus de cette situation, plusieurs produits, dont le pain, la viande, le riz connaissent une flambée de prix sur le marché. Si le pain a connu une hausse de 20%, le riz en compte 25%. Le ministre Harouna Niang estime que les causes sont  » externes et exogènes « , notamment à cause de la pandémie de la Covid-19 qui  » a frappé l’offre et la demande « . Selon lui, certains des syndicats ont accepté de vendre le pain à 250 FCFA et les discussions se poursuivent avec les autres qui soldent toujours la miche de pain à 300 FCFA.

Face à cette situation, le gouvernement a décidé de suspendre la taxe sur certaines produits afin  »  d’atténuer la hausse des prix des denrées de première nécessité « . Cette mesure concerne les graines de coton, le gaz, l’eau, l’électricité, l’aliment bétail, entre autres. Son incidence financière s’élève, à en croire le ministre Mohamed Salia Touré, à plusieurs centaines de milliards FCFA.

Son collègue de l’Industrie et du commerce a aussi annoncé la suspension de la TVA sur l’importation de la farine, du blé et l’application d’une baisse de la base taxable de 50% sur le riz.  Selon lui, 33 000 T d’aliments bétail seront également distribuées gratuitement dans le but d’avoir une baisse du prix d’achat de la viande.  » Le gouvernement est sensible à la hausse des prix et fait tout pour l’atténuer «  a affirmé le ministre Niang.

Moussa Sayon CAMARA

Source: l’Indépendant

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