Transactions financières internationales illicites : « L’Afrique a perdu 1 000 milliards de dollars en 50 ans », selon la présidente de l’AIIDS

En cinquante ans, l’Afrique a perdu 1 000 milliards de dollars dans les flux financiers internationaux, du fait des transactions illicites. C’est la présidente de l’Amicale des inspecteurs des impôts et domaines du Sénégal (AIIDS), Mme Ndeye Aissatou Ndao, qui en a fait la révélation a l’occasion d’un diner-débat dont le thème était : « Transactions financières internationales : défis normatifs et gestion des risques ».

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Les transactions financières internationales illicites constituent un véritable fléau pour le monde, particulièrement pour l’Afrique. Leur ampleur est considérable. « Leur impact socioéconomique négatif sur les programmes de développement est immense », a expliqué la présidente de l’Amicale des inspecteurs des impôts et domaines du Sénégal (AIIDS), lors d’un diner débat, organisé ce 21 avril 2017, à Dakar.

Selon un rapport connu sous le nom de Thabo Mbéki et paru en 2015, ce sont quelques 1 000 milliards de dollars en devises perdues ces cinquante dernières années par le continent du fait des flux financiers illégaux. A titre comparatif, cela représente l’ensemble de l’aide public au développement pour la même période.

Selon Mme Ndeye Aissatou Ndao, « les transactions financières internationales illicites occasionnent des pertes d’impôts, étouffent le commerce des biens et services, entre autres conséquences néfastes. »

Pour lutter efficacement contre ce fléau, des solutions sont en train d’être trouvées. « Pour limiter l’impact des transactions illicites sur les flux financiers internationaux, il apparaît nécessaire d’adopter des lois et règlements adaptés, puisque les fraudeurs ne manquent pas d’ingéniosité. Cette lutte implique également le renforcement technique des agents en charge des contrôles », a également préconisé la présidente de l’AIIDS.

Venu présider la rencontre, M. Birima Mangara, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget a magnifié le travail de l’AIIDS, « qui est un lieu de réflexion et de prospective sur des enjeux de développement. » Selon lui, l’actualité du thème des échanges de cette année n’est plus à démontrer « puisque les flux financiers illicites coûtent à l’Afrique plus de 80 milliards de dollars par an. A cet effet, il a rassuré l’assistance du suivi des recommandations et des réflexions qui sortiront de ce débat.

La rencontre a enregistré la participation du directeur général des impôts et domaines, M. Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, de directeurs généraux et de chefs de services des impôts et des domaines et de spécialistes du droit.

Amadou BA
La rédaction

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