Secteur des Mines et de l’Énergie: les priorités dégagées

La revue du secteur des Mines et de l’Énergie pour l’année 2015 a eu lieu, hier lundi 30 mai, lors d’un atelier, au ministère des Mines. La cérémonie d’ouverture était présidée par Le ministre des Mines, Cheickna Seydi Ahamadi DIAWARA, en présence du chef de cabinet du ministère de l’Énergie et de l’eau et de plusieurs responsables des deux départements.

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Le ministre des Mines a souligné que la revue sectorielle, qui est l’objet de cet atelier, a pour objectif de suivre et évaluer la mise en œuvre des politiques et stratégies sectorielles de développement.
Il a saisi de l’occasion pour rappeler que la valeur totale des exportations de notre pays s’est établie en 2015 à 1475,3 milliards FCFA, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à 2014. Aussi, l’exploitation de l’or a contribué pour 987 milliards FCFA, soit 67 % à l’économie nationale.
« Le secteur de l’or a contribué dans la création de la richesse nationale (PIB), à concurrence de près de 479 milliards 500 millions de FCFA, soit 6,2 % du PIB en 2015 contre 6,5 % en 2014. Cette situation est consécutive à la performance des autres secteurs de l’économie réelle combinée à un ralentissement de la hausse du prix moyen de l’or. Son apport au budget d’État sans l’apport de la Direction générale des douanes est évalué à 199 milliards 458 millions de francs CFA », a noté avec satisfaction le ministre DIAWARA.
Le ministre DIAWARA n’a pas manqué d’évoquer les problèmes auxquels le secteur des mines est confronté. Selon lui, ces problèmes sont entre autres l’insuffisance de données géologiques de base ; des moyens financiers pour l’exécution des travaux d’inventaire minier et de cartographie géologique ; des moyens pour le contrôle et le suivi des activités des sociétés minières ; des infrastructures de soutien (énergétiques et de communication) dans les zones minières et du personnel technique, qui par ailleurs, manque de programme de perfectionnement et de motivation ; l’insuffisance d’un mécanisme autonome et approprié de financement des activités du secteur minier ; la lenteur des opérateurs pétroliers dans l’exécution des programmes contractuels ; la lenteur dans la réforme institutionnelle du secteur ; la faible diversification des produits miniers ; le cadastre minier peu fiable ; l’absence de carte géologique à grande échelle et le manque d’organisation de l’orpaillage.
Par ailleurs, le ministre a souligné que dans le cadre du suivi des activités des sociétés pétrolières, les problèmes d’accès aux périmètres de recherche persistent suite à l’insécurité entrainant pour certains l’application de la clause de force majeure et pour d’autres l’abandon des blocs.
Afin de pallier ces difficultés, le ministre a fait savoir que son département avait pris de nombreuses initiatives dans le cadre de la coopération bilatérale aussi bien que multilatérale. En perspective, plusieurs autres actions sont programmées et devront se concrétiser courant cette année, a rassuré le ministre.
Ces actions concernent, selon le ministre, entre autres pour le secteur minier, de la révision de la politique minière et l’actualisation de la stratégie de développement du secteur minier et leur institutionnalisation, à travers une Loi de Programmation décennale de développement dudit secteur ; l’élaboration d’une nouvelle loi minière pour corriger les faiblesses et insuffisances constatées au cours de l’application des Codes précédents ; le renforcement des programmes de cartographie et de recherche minière, notamment la réalisation de la cartographie géologique du birrimien à l’échelle du 1/50. 000eme ; la relance de la prospection pétrolière à la faveur de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger…
En ce qui concerne le secteur de l’énergie, les efforts porteront sur un examen attentif des difficultés inhérentes au développement de l’électrification rurale et sur la pérennité des actions entreprises, a fait savoir le ministre DIAWARA. Cette année 2016, dit-il, verra l’amplification des systèmes de production d’énergie solaire sur l’ensemble du territoire national, à travers la mise en œuvre des projets suivants : Systèmes hybrides d’Électrification rurale (SHER) qui connait déjà un bon démarrage ; la Production hybride et accès rural à l’électricité (PHARE) dont le financement est déjà approuvé par le Conseil d’administration de l’Agence française de développement ; l’électrification rurale par système hybride de 32 localités (PERSHY – 32) dont le financement est assuré par le Fonds d’Abu Dhabi de Développement (FADD) et la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA).
Les participants ont, au cours de l’atelier, examiné les rapports sur la mise en œuvre du Budget-Programme, des Projets et Programmes et des indicateurs du CSCRP des deux départements. L’objectif final étant de produire un document consensuel, bien partagé, faisant ressortir toutes les avancées constatées dans les secteurs mines et énergie, d’identifier les difficultés de mise en œuvre et de faire des propositions de solution pour pallier les insuffisances constatées.

PAR MODIBO KONE

 

Source: info-matin

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