Relance Economique du Mali : Hollande accorde 54,4 milliards à IBK pour financer le terrorisme dans le Nord

Sur les 360 milliards que la France s’apprête à donner au Mali, plus de 54 milliards serviront à financer les groupes terroristes dans le Nord de notre pays. C’est ce que l’on peut conclure de la visite d’IBK à Paris. Et pour le grand déshonneur du peuple malien.

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Invité à Paris pour effectuer du 20 au 22 octobre une visite d’Etat, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), est arrivé à Bamako le dimanche les mains pleines de cadeaux empoisonnés pour la partie consciente de son peuple. La moisson financière tirée du séjour présidentiel malien n’est autre que le reversement d’une partie des ressources générées de la vente de notre souveraineté nationale à la France.

Et cela, depuis qu’IBK, sans se soucier d’une préalable consultation des Maliens sur une question aussi importante que celle de la défense et de la sécurité, a signé un accord de coopération militaire avec la France. Un accord qui fait désormais du Mali une propriété privée de la France et accorde automatiquement à notre pays le statut de ses prolongements en Afrique, aux Caraïbes et dans le Pacifique.

Cette visite d’IKB dite d’Etat, au lieu de trouver des solutions idoines aux problèmes auxquels le Mali est confronté depuis l’arrivée des troupes d’occupation françaises sur notre sol, a été l’occasion pour François Hollande, le président français, de dire à la face du monde que la division du Mali en deux Etats est inévitable. Il appuie ainsi la déclaration de son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui disait que : «Depuis l’indépendance en 1960, deux peuples essayaient de vivre ensemble et n’y arrivaient pas bien, éventuellement s’affrontaient, ceux du Nord et ceux du Sud». Et pour corroborer sa déclaration, François Hollande  annonce l’octroi d’une aide de plus de 360 milliards de F CFA à notre pays. Mais tout en avertissant que  plus de la moitié de cette somme servira au développement du Nord.

Qu’on ne se cache pas la face, la France ne peut et ne saurait développer aucun pays au monde. La preuve. Ces anciennes colonies avec lesquelles elle tisse des relations de premier partenaire économique ne sont pas un modèle de développement. Compte tenu de son ingérence dans les affaires intérieures de ces pays indépendants sur le papier mais dirigés depuis l’Elysée qui impose son choix de président au peuple africain. L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, est passé par là. Il est pour beaucoup dans l’élection des présidents Alpha Condé de la Guinée, Alassane D. Ouattara de la Côte d’Ivoire, Mahamadou Issouffou du Niger,  Mohamed Ould Abdoul Aziz de la Mauritanie.

Les 54,4 milliards, annoncés pour le développement des régions nord du Mali, à n’en pas douter, vont servir à financer le terrorisme que la France entretient dans le Sahel à travers l’opération Barkhane. Si c’est vrai que cette opération a été créée pour traquer les terroristes, au Mali  c’est le contraire. On a donné une nouvelle définition au mot terroriste dans notre pays. Dans le seul dessein de protéger les terroristes du MNLA, d’Ansardine et du MUJAO, amis de la France. Il n’est un secret pour personne que le chef d’Ansardine, Iyad Ag Galy, est sous la couverture de l’opération Barkhane à Abeïbara, malgré le mandat d’arrêt international lancé par les Etats-Unis d’Amérique contre lui. Les autres terroristes et trafiquants de drogue continuent leur travail de lobbying en Europe.

La France de François Hollande se trompe de combat en portant son choix sur des individus qui ne jurent que par des virées nocturnes que de développement. Ils sont les seuls au Mali qui ne se soucient pas du bien-être de leurs localités. Contrairement à d’autres Maliens qui construisent des salles de classes, centres de santé, Il n’y a pas parmi ces criminels milliardaires qui ont creusé un puits dans leur localité. Ils préfèrent la belle vie que de se soucier de la misère de leurs concitoyens.

On se rappelle de la modernisation de nos villes sous ATT. Cette modernisation devrait passer par le bitumage de quelques kilomètres de routes dans les villes concernées, l’éclairage public et l’adduction d’eau. Toutes les villes choisies ont bénéficié de leurs infrastructures de base. Mais du côté de Kidal, l’entrepreneur qui était chargé d’effectuer les travaux pour donner un nouveau visage à sa ville, a regagné la rébellion avec les 7 milliards de FCA destinés à réaliser ces infrastructures de base.

Yoro SOW

Source: L’Inter de Bamako

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