Mines au Mali : La Secnami et l’Aurep s’insurgent contre les licenciements abusifs

Afin de mettre fin aux licenciements abusifs et aux retards chroniques des arrières des travailleurs de l’Aurep, les syndicalistes de la Section Nationale des Mines et des Industries du Mali (SECNAMI) et de l’Autorité pour la Promotion de la Recherche Pétrolière (AUREP) ont animé une conférence de presse le jeudi 30 Octobre 2014 au siège de l’UNTM. L’objectif de la conférence était d’éclairer la lanterne des journalistes sur les négociations avec le ministre des mines Boubou Cissé.

Boubou Cissé ministre mine

« Le secteur minier malien traverse des moments critiques, des véreux veulent prendre le secteur en otage en manipulant les paisibles travailleurs en leur guise. Ce machiavélique projet se réalisera sur nos tombes », c’est par ces propos que le secrétaire général adjoint de la Section National des Mines et des Industries du Mali (Secnami) Abdoulaye Kanté a entamé ses propos. Avant d’ajouter qu’ils ont des points primordiaux dans leur cahier de charge comme l’élaboration et l’adoption de plans soucieux pour motif économique et fermeture dans les secteurs des Mines et Industries , de l’administration minière et pétrolière ; la reprise immédiate des activités d’exploitation minière à Wassoul-Or, la poursuite et la relance des activités d’exploration et de recherche pétrolière à l’Aurep, le paiement immédiat des arrières de salaires et de primes des travailleurs de l’Aurep et ceux de Wassoul-Or ; le maintien des emplois à l’Aurep et au PDRM ; l’annulation de la procédure de licenciement en cours à la société Somika SA etc. «  Nonobstant ces fardeaux qui planent sur le secteur, le ministre des mines Boubou Cissé reste insensible à nos doléances. S’il campe sur sa position nous irons en grève illimité jusqu’à la satisfaction totale de nos doléances, a-t-il prononcé. Cette lutte, dira-t-il, nous la mènerons à bout et les camarades lésés seront mis dans leur droit. « Si les négociations déroutent et si nous n’accordons pas les violons, nous irons en grève. Nous sommes des fils de ce pays et nous œuvrons pour son essor. C’est des pères de famille qui sont chaque jour mis à la porte et qui triment entre les rues de façon injuste sous les yeux des autorités qui ne bronchent point. Nous sommes déterminés à assainir la scène minière malienne et cela pour le grand bien des milliers de maliens qui travaille dans le domaine » a-t-il conclu.

Moussa Samba Diallo

 

SOURCE: Le Républicain  du   7 nov 2014.
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