Les aléas de l’agriculture intensive

Au Mali, l’agriculture est le principal secteur d’activité économique, elle occupe plus de 70 % de la population active. Mais la production agricole est faible, et peine à assurer une autosuffisance alimentaire. Ainsi pour pouvoir combler ce manque, les producteurs font souvent recours à l’agriculture intensive ou encore appelée l’agriculture productiviste.


Souffrant à la fois d’un manque d’infrastructures en milieu rural, de rendements faibles trop liés aux variations climatiques, les producteurs tentent système de production agricole qui consiste à maximiser la production d’une terre par l’utilisation d’intrants afin d’accélérer ses rendements, tels que les pesticides etc. Pour en tirer un maximum de profits, en un temps record. Ce qui a aussi des conséquences.
En effet, ce mode de production agricole a permis à notre pays d’accroître de façon considérable la production locale et l’accès au produit pendant toute l’année et il reste entendu que sur le plan économique, il est aussi une aubaine pour les producteurs afin d’augmenter leurs revenus. De plus, il permet de parfaire certaines techniques qui demandent moins de mains d’œuvre, tout en permettant de produire des quantités de produits alimentaires suffisants pour lutter contre l’insuffisance alimentaire. Ce qui réduira de façon considérable les importations de notre pays en matière agricole.
Cependant elle n’a pas que des avantages. Le fait qu’elle repose sur l’usage optimum d’engrais chimiques, de traitements herbicides, de fongicides, d’insecticides, de régulateurs de croissance, de pesticides, etc. font que cette pratique est un réel danger pour l’homme et son environnement.
L’agriculture productive fait l’objet de plusieurs critiques par les naturalistes, en faveur de la production Bio, car elle est souvent la cause de multiples problèmes d’ordres écologique et sanitaire causés par sa grande demande en intrants et d’autres produits chimiques. Elle est aujourd’hui considérée comme l’une des principales causes de la dégradation de l’écosystème.
L’agriculture intensive aggrave le taux de chômage, car elle exige l’utilisation de machines plus performantes et rapides que l’homme dans l’exécution des tâches. La consommation de pesticides affecte la santé des êtres humains et comporte de réels risques pour la santé comme les malformations physiques, les allergies cutanées et les maladies congénitales.
L’utilisation excessive d’insecticides et de pesticides engendre également la disparition d’insectes utiles à l’écosystème, contribuant ainsi à la perte de la biodiversité.

Adam DIALLO

Source: Bamako News
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