Intégration africaine: 50 opératrices de la CAFO outillées

Le siège de la Coordination des associations et groupements féminins (CAFO) a abrité, le vendredi 13 octobre, une Journée de formation des femmes opératrices sur les avancées et les insuffisances des textes et conventions de la CEDEAO en faveur de l’intégration africaine.

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La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mme DIALLO Kama SAKILIBA, Directrice de cabinet du Ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de famille, en présence de M. Cheik KEITA Délégué général de l’intégration africaine, et la présidente par intérim de la CAFO. L’activité en question rentre dans le cadre de la semaine de l’intégration et Mme LY Fatoumata COULIBALY, coordinatrice de Coalition Droit et Médiation de la CAFO (CODIM).

Initier 50 opératrices membres de la CAFO aux textes qui régissent les règles de la CEDAO sur la libre circulation des personnes et des biens, tel était l’objectif de cette formation qui avait pour thème : « Les initiatives d’intégration régionales Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, enjeux et perspectives ».
Selon Mme LY Fatoumata COULIBALY de la CODIM, la présente formation est le fruit du partenariat entre la délégation générale de l’intégration et la CAFO, à travers sa coalition (CODIM). Elle a, par ailleurs affirmé que le thème de cette formation n’était pas fortuit.
« À travers ce thème, nous démontrons aux femmes opératrices membres de la CAFO, en quoi la CEDEAO, en raison de son cadre institutionnel, est un modèle d’intégration régionale de l’Afrique de l’Ouest et aussi une opportunité pour les opératrices de s’épanouir dans la sous-région avec moins de tracasseries routières et aéroportuaires », a-t-elle martelé.
M. KEITA de la délégation générale de l’intégration africaine a quant à lui affirmé l’attachement de son département aux femmes opératrices qui évoluent dans l’espace CDEAO. Il a soutenu, à cet effet, que les femmes constituaient plus de la moitié de la population de l’espace CEDEAO et constituent le socle de l’économie dans les pays membres. Il a poursuivi en soutenant que la politique de la CEDAO devait dépasser la seule relation entre les États pour s’étendre aux populations afin que cette intégration tant vantée ne soit pas un vain mot. Il a, par ailleurs conseillé les femmes à maîtriser les textes de la CEDAO pour pouvoir mieux les en profiter au-delà des frontières maliennes.
Mme Kama SAKILIBA a, au nom de la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, remercier le département en charge des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine pour cette formation qui, selon elle, était nécessaires, au regard de toutes les tracasseries routières auxquelles les opératrices font face au-delà des frontières maliennes.
« Avec cette formation, nous osons croire que les participantes seront outillées des textes qui régissent la libre circulation des biens et des hommes dans l’espace CEDEAO et en profiteront au cours de leurs activités génératrices de revenus au-delà des frontières du Mali », a-t-elle rassuré.
Pendant la journée, les opératrices ont été outillées sur le mécanisme institutionnel de la CEDEAO. Elles ont aussi été imprégnées des textes, protocoles additionnels relatifs à l’intégration africaine.
Signalons que la semaine de l’intégration a été célébrée au Mali les 13, 14 et 15 octobre avec comme thème : « exploiter le dividende démographique grâce à l’investissement ans la jeunesse ».

Par CHRISTELLE KONE

Source: info-matin

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