Hydroélectricité : les barrages de Sélingué et de Sotuba bientôt réhabilités

Le gouvernement du Mali, en partenariat avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque d’investissement et développement de la CEDEAO (BIDC) va relancer les ouvrages hydroélectriques de Selingué et de Sotuba. Un projet d’une valeur de plus 15 milliards de francs CFA pour augmenter la production électrique. 

 

Le barrage de Sélingué, avec une production annuelle minimum de 210 GW, participe pour 50% à la production d’énergie au Mali, selon une étude de Global water initiative de juin 2017. Ce programme de plaidoyer vise l’amélioration de la sécurité alimentaire en permettant aux agriculteurs de mieux accéder à l’eau. Et, grâce à sa retenue d’eau, Sélingué permet la culture du riz et le maraichage en contresaison (janvier – mai) par l’irrigation de 2 344 ha de terres aménagées. Compte tenu de ce potentiel, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), après des résultats d’une enquête publiée le 3 août 2017 relative au développement d’infrastructures hydrauliques au sein des pays membres, a affirmé que le barrage de Sélingué « est un géant au service de la nation malienne ». À cause, notamment, de sa rentabilité, d’une valeur « très positive de plus de 68 milliards de francs CFA avec un taux de rentabilité interne de 9,21% ». Depuis peu, l’ouvrage a perdu de ses capacités : de 44 GW au début, il ne fournit plus qu’à peu près 20 GW aujourd’hui. Un déficit dû, en croire, M. Baye Coulibaly, chargé de Communication au ministère de l’Énergie, des mines et de l’eau, à la non révision des turbines hydrauliques. « Les révisions n’ont pas été faites normalement. Cela a causé d’énormes problèmes. Avant, chaque groupe produisait au moins 11,9 MW. Maintenant certains n’en produisent que 5 et d’autres 3 », regrette-t-il. Des 4 turbines que compte le barrage, seulement 3 fonctionnent actuellement. Pour pallier cela, le gouvernement malien, appuyé par la BOAD et la BIDC, va lancer un projet de réhabilitation du barrage de 15 milliards de francs CFA. « Pour revenir au potentiel de 44 MW du début. Sinon encore plus. Voilà pourquoi l’État a décidé d’entamer ce projet qui augmentera la production d’électricité dans notre pays », explique M. Coulibaly. L’opération permettra aussi de réhabiliter la centrale hydroélectrique de Sotuba, ce qui augmentera la capacité de ce barrage de dérivation, construit entre 1926 et 1927 afin d’alimenter le canal de Baguineda pour l’irrigation de 3 000 ha.

Aly Asmane Ascofaré

Source : Journal du Mali

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