Grève de 72 heures aux impôts : Un manque à gagner de plus de 50 milliards de FCFA pour l’Etat

Les travailleurs des impôts du Mali ont suivi dans l’ensemble le mot d’ordre de grève de 72 heures préconisé par le syndicat suite à la non satisfaction de leurs revendications. Après l’état des lieux des services des impôts à savoir les six centres de Bamako, la Direction générale des impôts, la DGE, la DME et les régions en dehors de ceux qui assurent le service minimum , tous ont respecté à l’unanimité cette grève. Le constat a été fait par le syndicat au cours d’une conférence qu’il a organisé hier, le lundi 13 juillet 2015. C’était dans les locaux du trésor. Selon les prévisions, la grève occasionnera plus de 50 milliards de manques à gagner pour l’Etat Malien. Un coup dur pour l’économie malienne.

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Pour le secrétaire général du syndicat, Ousmane Ali Daou, le premier jour de cette grève a été une réussite  totale. Par ailleurs, il a fait savoir que le choix de la date est pertinent du fait que depuis deux ans et demi, ils demandent  à leur tutelle de comprendre que leurs revendications  sont légitimes. « Nous avons demandé à ce qu’on  nous prenne au sérieux. À chaque fois qu’on arrivait à déposer un préavis, la tutelle attendait le dernier moment pour nous promettre des choses par écrit. Et finalement, ces engagements n’étaient pas tenus», a-t-il déclaré.

Ainsi, ces trois jours ont été choisis pour faire en sorte que les autorités, l’opinion nationale et internationale puissent se rendre compte de l’impact que la grève a sur le recouvrement des recettes. Aux dires du conférencier, ce sont des jours au cours desquels la direction Générale des impôts peut engranger des recettes de 5 à 17 milliards de FCFA, soit un manque à gagner de 50 à 60 milliards de FCFA pour les 72 heures pour l’Etat. Les travailleurs des impôts sont déterminés à se faire attendre quel qu’en soit le prix à payer à en croire Aly Ousmane Daou.

Au cas où ils ne seront pas attendus, ajoute-t-ils, il est fort possible à ce qu’il y ait le même scenario le mois prochain et à chaque jour  de recettes des autres mois jusqu’à ce que leur revendication soit satisfait. «Ce qu’on demande n’est pas impossible. S’il y a un point de revendication irréalisable illégal, illégitime, qu’on nous le dise, on va y renoncer », a-t-il insisté.

La situation se complique vraiment pour l’économie malienne quand on sait que les impôts sont le premier service pourvoyeur de recette pour le budget national. Parlant des points de revendications, le secrétaire général dira que neuf des treize points sont liés et que le plus essentiel est le plan de carrière parce que les travailleurs sont aujourd’hui dans l’insécurité sociale.

Ousmane Baba Dramé

Source: Lerepublicainmali

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