FOCUS : Transport urbain: la société BANI-Transport en faillite?

Nous sommes tentés de répondre par l’affirmative parce que seulement deux cars de BANI-Transport assurent le trajet du centre-ville-Boulkassoumbougou (terminus). Les vieilles habitudes ont la vie dure, dit-on. Cette maxime se confirme avec le monopole accordé à la société BANI-Transport pour assurer le trafic entre le centre ville et les quartiers des communes I et II dans le district de Bamako. Plusieurs compagnies de transports urbains ont été disqualifiées au profit de la société BANI-Transport dont le Président directeur général (PDG) est l’inamovible président du CMTR (Comité malien des transporteurs routiers). Peut-on présider aux destinées d’une compagnie de transporteurs routiers alors qu’on est en faillite ? Chez nous, au Mali, ce sont les moyens qui justifient certains postes.

bus Bani transport

Cité de la presse: un faux Arrêté interministériel du titre foncier qui fait l’objet de plusieurs attributions par la mairie de la commune VI

L’Arrêté interministériel N°2011-49914 du 07 décembre 2011 (ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales) et le ministère du Logement des Affaires foncières et de l’Urbanisme) est faux, quand bien même, il a servi de support juridique au titre foncier N°8124 attribué à la presse en 2011. Un Arrêté interministériel intervient lorsque la superficie du domaine dépasse 10 hectares. Or celle des parcelles de la presse est de seulement 4 ha 99 a 97 ca.

Après plusieurs investigations au Secrétariat général du gouvernement, aux Archives nationales aucune preuve palpable de cet arrêté interministériel n’était là pour couper court aux murmures qui circulent.

Notre dernier recours qui était le ministère des Domaines et des Affaires foncières, là-bas, un technicien nous fait comprendre : «Si vous poussez trop cette affaire, vous allez (la presse) tout perdre parce que ce titre ne vous appartient pas». Parole d’un technicien des domaines qui sait de quoi il parle.

En attendant la rencontre avec le ministre Mohamed Ali Bathily pour tirer cette grande magouille foncière au grand jour, cette affaire incrimine deux anciens ministres et un patron de la presse malienne. Au demeurant nous osons croire que toute la lumière sera faite sur ce faux arrêté interministériel qui aboutira sans doute au faux titre foncier 8124.

 

Construction de Logements sociaux (1) : le marché attribué à des opérateurs spéculateurs fonciers, décriés par les populations

Un communiqué émanant du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme informe le public que 8.000 logements sont en chantier à Bamako et plus de 6.000 à l’intérieur du Mali, soit un niveau d’investissement de plus de 150 milliards de FCFA. Parmi les bénéficiaires de ce projet de construction de logements sociaux figurent : Banga immobilière, Komé, Groupe Bathily, Jiang XI, des agences immobilières décriées par les populations.

 

Construction de Logements sociaux (2) : plus de 600 maisons à construire attribuées à l’agence immobilière de Dramane Dembélé

Décidément, l’enrichissement illicite de nos cadres a de beau jour devant lui. Ils profitent chaque fois qu’on leur confie des responsabilités au niveau de l’Etat à créer des sociétés-écrans pour se faire les poches. C’est le cas de Dramane Dembélé, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Il ne rate aucune occasion pour piller les ressources mises à sa disposition.

A la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), son passage lui a permis de figurer sur la liste des démocrates-milliardaires. Et depuis qu’il est nommé ministre, les scandales se succèdent et le ministre Dembélé ne lésine pas sur les moyens pour s’accaparer des biens de l’Etat.

Aujourd’hui avec la construction des logements sociaux, c’est l’aubaine. La société du ministre Dramane Dembélé serait parmi les sociétés à qui l’Etat a confié la construction des logements sociaux. On aurait attribué plus de 600 logements à construire à l’intérieur du pays à la société du ministre en charge de l’Habit. De qui se fout monsieur le ministre?

 

 

POINT DE MIRE

La misère

La misère d’aujourd’hui, celle du sous-développement, correspond à un déséquilibre cumulatif. Non seulement : l’effectif des populations sous-alimentées et malades s’accroit rapidement, mais dans la plupart des pays, les choses étant ce qu’elles sont, l’augmentation de la population va encore s’intensifier dans l’avenir.

Aussi la croissance économique déjà insuffisante va-t-elle prendre de plus en plus de retard sur la croissance démographique et  plus ce retard est  plus grand et plus il sera difficile de le rattraper, car l’essor démographique se gonfle comme une boule de neige roulant sur une pente neigeuse.

Le ralentissement de l’essor démographique, par ré augmentation de la mortalité dans l’ensemble du Tiers Monde, est très peu vraisemblable à moyen terme; par diminution des taux de natalité, il ne peut pas être obtenu sans au préalable une certaine augmentation du niveau de vie des populations et sans une amélioration de leurs conditions d’existence.

Ces préalables seront d’autant plus difficiles à atteindre que la masse des miséreux sera grande et que leur nombre se multipliera rapidement. Ainsi, le déséquilibre entre la croissance économique tend à s’accroitre rapidement.

 

 SAGESSE BAMBARA 

 

«Les profondeurs de l’œil se préparent à pleurer sur le cadavre de la mère, alors qu’elle n’est pas encore morte. Si tu veux faire demain un achat important, mets de côté dès aujourd’hui

Source: L’Inter de Bamako

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