EMBOUCHE BOVINE : Une expérience pas si facile pour les éleveurs urbains

 

Si l’élevage est moins contraignant en milieu rural, il est loin de l’être en zone urbaine. Nombreux sont les éleveurs qui doivent dépenser une fortune pour nourrir les animaux. Car, la nourriture la plus convoitée par les troupeaux, reste à ce jour les herbes, qui en période sèche, se font rares, et particulièrement chers.

Dans les villages, les animaux sont tout simplement conduits au pâturage afin de leur faire manger de l’herbe. Par contre, en ville, il y a une bonne affaire qui évolue autour de de la vente d’herbe pour bétail leur gagne-pain.

Ainsi, les éleveurs sont obligés de débourser une petite fortune au quotidien pour en acheter ou pour s’en procurer hors de la ville.

Pour Barry, qui fait de l’élevage par passion depuis des années, c’est une situation qui au fil des années devient embarrassante. « Pour nourrir mes moutons, je mélange du tourteau et de l’herbe frais. Mais les herbes deviennent de plus chères et pourtant, j’achète pour 1500F chaque deux et chaque nous avons l’impression que la quantité diminue de plus en plus » explique-t-il.

Le vendeur de feuille nous livre ses commentaires « C’est vrai, les clients se plaignent tout le temps de la quantité. Mais cela ne dépend pas de nous car la ville est de plus en plus grande et pendant la saison sèche, l’herbe devinent de plus en plus rare. Nous devons parcourir de longues distances afin de trouver de l’herbe fraîche pour les animaux. C’est en fonction de ça que nous fixions les prix car c’est aussi cette activité qui nous permet de prendre en charge nos familles » explique-t-il.

ADAM DIALO

 

Source: Bamakonews
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